Geagea rejette l’idée d’un
gouvernement avant la présidence
le 17 juillet 2007 à 00h00
Le président du conseil exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, s’est demandé hier s’il était « logique de penser à la formation d’un gouvernement, d’autant que nous sommes à deux mois du début de la phase électorale présidentielle ».
« Mieux vaut se consacrer directement à l’échéance présidentielle et en assurer le déroulement, le climat favorable et le quorum pour qu’elle se déroule. Puis, à la suite de cette élection, le gouvernement sera considéré comme démissionnaire et c’est alors que sera formé un nouveau cabinet », a indiqué le leader des FL dans le cadre d’une rencontre avec des journalistes.
Il s’est par ailleurs estimé « prêt d’ores et déjà à discuter publiquement du nouveau gouvernement », appelant à « un accord sur l’élection présidentielle, aux côtés d’une entente au sujet du gouvernement qui verra le jour à la suite de cette élection ».
Concernant la position exprimée par le Bloc tripolitain, qui s’est prononcé en faveur du quorum des deux tiers pour la tenue de l’élection présidentielle, Samir Geagea a indiqué : « La coutume au Liban est en faveur du quorum des deux tiers et plus pour la présidentielle. » Il a d’ailleurs mis l’accent sur « la nécessité pour tous d’œuvrer pour assurer le quorum des deux tiers et plus ». « Cependant, si nous arrivons à la fin du mandat Lahoud et que nous nous trouvons face à un choix entre deux options, ou bien respecter la coutume, créer un vide constitutionnel et saboter la présidence de la République, ou bien ne pas rester attaché à ce genre de coutume et préserver la présidence en élisant un nouveau président. Tout le monde optera pour la deuxième option, y compris le Bloc tripolitain », a souligné M. Geagea.
Au sujet enfin de la conférence de La Celle-Saint-Cloud, le chef des FL a mis en évidence le climat positif qui a prévalu au cours de la rencontre française. Selon lui, tous les participants ont appuyé les résolutions prises lors des séances du dialogue à Beyrouth l’an dernier. Tous ont également plaidé en faveur d’un retour aux institutions et se sont engagés à ne pas recourir à la violence ou à des moyens non démocratiques. « Certaines parties de l’opposition ont exprimé des réserves au sujet du document final », a-t-il toutefois indiqué. L’essentiel reste, selon lui, qu’il n’y ait pas de recours à la violence « comme à la place Riad el-Solh » et qu’on « n’outrepasse pas les moyens démocratiques », comme en janvier dernier.
Le président du conseil exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, s’est demandé hier s’il était « logique de penser à la formation d’un gouvernement, d’autant que nous sommes à deux mois du début de la phase électorale présidentielle ».
« Mieux vaut se consacrer directement à l’échéance présidentielle et en assurer le déroulement, le climat favorable et le quorum pour qu’elle se déroule. Puis, à la suite de cette élection, le gouvernement sera considéré comme démissionnaire et c’est alors que sera formé un nouveau cabinet », a indiqué le leader des FL dans le cadre d’une rencontre avec des journalistes.
Il s’est par ailleurs estimé « prêt d’ores et déjà à discuter publiquement du nouveau gouvernement », appelant à « un accord sur l’élection présidentielle, aux...
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