L’Iran craint une « révolution de velours »
Téhéran diffuse des « déclarations »
de deux Américano-Iraniens détenus
le 17 juillet 2007 à 00h00
La télévision d’État iranienne a diffusé hier des images où deux Américano-Iraniens avouent apparemment des faits d’espionnage et d’atteinte à la sécurité nationale dont les accuse la République islamique. Haleh Esfandiari, une experte du Proche-Orient auprès du Centre international Woodrow Wilson, basé aux États-Unis, ainsi que Kian Tajbakhsh, consultant en planification urbaine auprès de l’Open Society Institute du milliardaire George Soros, apparaissent dans une brève bande-annonce pour une émission qui doit être diffusée cette semaine. Résidant aux États-Unis, ils ont été arrêtés séparément en mai pendant une visite en Iran. Des responsables les ont accusés de vouloir contribuer à l’avènement d’une « révolution de velours » en Iran avec le soutien de Washington. Washington, qui a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran en 1980, rejette ces accusations et a demandé leur libération. Des avocats spécialisés dans les droits de l’homme affirment qu’Esfiandiari est maintenue à l’isolement et s’est vu refuser l’accès à un avocat. Deux autres Américano-Iraniens sont visés par des accusations similaires. L’un d’entre eux a été libéré sous caution mais s’est vu interdire de quitter le pays. L’Iran avait fait savoir auparavant qu’Esfandiari collaborait avec les autorités pour identifier des personnes travaillant pour le réseau Soros. Selon les autorités, elle a dit elle-même que ce réseau œuvrait à une « révolution de velours ». « L’une de mes missions était de trouver des orateurs (...) », déclare Esfandiari dans l’extrait, des propos qui sonnent comme un aveu. La chaîne, dirigée par des ultraconservateurs, a fait savoir que l’émission, intitulée Au nom de la démocratie, serait diffusée mercredi et jeudi soir.
Ramin Jahanbeglou, un écrivain irano-canadien détenu l’an dernier pendant quatre mois pour atteinte à la sécurité de l’État, apparaît lui aussi dans la bande-annonce diffusée hier, où il déclare : « J’ai été en relation avec des instituts politiques américains (...). »
La télévision d’État iranienne a diffusé hier des images où deux Américano-Iraniens avouent apparemment des faits d’espionnage et d’atteinte à la sécurité nationale dont les accuse la République islamique. Haleh Esfandiari, une experte du Proche-Orient auprès du Centre international Woodrow Wilson, basé aux États-Unis, ainsi que Kian Tajbakhsh, consultant en planification urbaine auprès de l’Open Society Institute du milliardaire George Soros, apparaissent dans une brève bande-annonce pour une émission qui doit être diffusée cette semaine. Résidant aux États-Unis, ils ont été arrêtés séparément en mai pendant une visite en Iran. Des responsables les ont accusés de vouloir contribuer à l’avènement d’une « révolution de velours » en Iran avec le soutien de Washington. Washington, qui a rompu...
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