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BedZED, « vivre au vert » à l’est de Londres

Dans une banlieue tranquille à l’est de Londres, où s’alignent les charmantes maisons en briques, un drôle de bâtiment a été érigé, surmonté de cheminées en couleurs à l’allure bizarre, qu’on remarque de loin. Le complexe résidentiel, construit en briques et en bois, se distingue par une architecture moderne et arrondie, par les jardins qui se trouvent à proximité de chacun des appartements, et par ses baies vitrées sur toute la façade. Mais ce n’est pas là sa principale caractéristique. Ce projet pilote a été conçu pour faire des économies d’énergie maximales. Ses résidents ont déjà réussi à économiser de 25 à 30 % de leurs factures d’énergie, même si les appartements coûtent de 10 à 12 % plus cher. Bref, un projet qui ouvre le débat des défis et des avantages de cette nouvelle façon de se loger qui, au fil des années, devrait s’imposer dans un contexte de changement climatique. « BedZED » (« Beddington Zero Emissions Development ») est un projet réalisé par une entreprise de développement, Bioregional. Celle-ci a eu toutes les difficultés du monde à convaincre les entrepreneurs classiques de son projet, et c’est finalement le Fonds Peabody (à but non lucratif) qui a financé l’aventure en 1995. Aujourd’hui, ces mêmes entrepreneurs se pressent pour constater les résultats. Au programme : économie d’énergie, système de tri et de recyclage des déchets, compostage, production d’électricité par l’énergie solaire, etc. Dans le complexe, 27 types différents d’appartements, bien aménagés, ensoleillés. Les murs ont une épaisseur de quatre mètres, afin de mieux isoler la maison. Les drôles de cheminées sur les toits, littéralement appelées des « capuchons », servent à aérer agréablement la maison, afin de la garder à une température acceptable, ce qui contribue à réduire l’utilisation du chauffage de non moins de 88 %. Les résidents de BedZED ont, jusque-là, réussi à économiser quelque 56 % d’énergie de plus que dans un immeuble conventionnel. Certaines des technologies utilisées ont été plus réussies que d’autres. Un générateur d’électricité combiné n’a pas été utile longtemps, ce qui a requis un retour à une alimentation par le réseau national. Par contre, l’installation photovoltaïque (énergie solaire) assure 11 % des besoins en électricité. Parallèlement, les résidents, au nombre de 220, sont encouragés à réduire leur consommation d’énergie, à acheter des produits locaux (qui sont rendus disponibles), ou encore à utiliser une voiture commune (du « Car Club ») au lieu de garder leur voiture individuelle. La construction de BedZED a coûté quelque 50 % de plus que celle d’un bâtiment conventionnel, mais c’est parce qu’il s’agit là d’un prototype. À l’échelle industrielle, une telle construction ne coûterait que 2 % de plus que les autres, selon une représentante de Bioregional. Ce projet fait partie d’un programme bien plus vaste appelé « One Planet Living », dont la philosophie consiste à promouvoir une manière de vivre qui incite à ne consommer que ce qu’il faut de ressources naturelles pour garder la terre viable. L’un de ses slogans est le suivant : « Si tout le monde devait vivre comme on le fait en Grande-Bretagne, il nous faudrait trois planètes pour subsister. » La compagnie a d’autres projets comme celui-là dans différentes régions : Afrique du Sud, Portugal, Chine, Amérique du Nord.
Dans une banlieue tranquille à l’est de Londres, où s’alignent les charmantes maisons en briques, un drôle de bâtiment a été érigé, surmonté de cheminées en couleurs à l’allure bizarre, qu’on remarque de loin. Le complexe résidentiel, construit en briques et en bois, se distingue par une architecture moderne et arrondie, par les jardins qui se trouvent à proximité de chacun des appartements, et par ses baies vitrées sur toute la façade. Mais ce n’est pas là sa principale caractéristique. Ce projet pilote a été conçu pour faire des économies d’énergie maximales. Ses résidents ont déjà réussi à économiser de 25 à 30 % de leurs factures d’énergie, même si les appartements coûtent de 10 à 12 % plus cher. Bref, un projet qui ouvre le débat des défis et des avantages de cette nouvelle façon...