Après avoir quitté les instances nationales du PS (Parti socialiste français), Jack Lang a demandé hier la démission collective de la direction du parti, avec laquelle il est en conflit à propos de sa possible entrée dans une commission de réflexion créée par le président Sarkozy. « Pourquoi, au lieu de reconstituer le meccano des chefferies, pourquoi ne pas tout simplement jouer cartes sur table et renvoyer devant les militants une démission collective ? Ce sont les militants qui trancheront après un débat de plusieurs mois », a-t-il dit sur RTL. Il estime que François Hollande, qui a annoncé qu’il entendait se maintenir à la tête du PS jusqu’à un congrès après les municipales de 2008, devait partir de suite. « Ce serait plus sain, ce serait plus correct, ce serait plus loyal », estime-t-il. Cette déclaration a suscité une vive réaction de Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, qui a rappelé que l’agenda censé mener à la rénovation du PS avait été approuvé à l’unanimité par la direction, lorsque Jack Lang y était. Jack Lang reproche à la direction du PS de refuser de tirer les leçons de son échec aux élections. « On aurait attendu de la part des dirigeants une autocritique, une analyse. Pourquoi en sommes-nous là ? Pourquoi cette défaite de notre stratégie commune ? » a-t-il lancé. Il déplore que François Hollande l’ait menacé de l’exclure des instances dirigeantes du PS s’il acceptait la proposition de Nicolas Sarkozy d’entrer dans une commission de réflexion sur la réforme des institutions de la Ve République : « Une menace qu’on fait planer sur un môme de trois ans, la menace de me mettre au piquet », dit-il. Ce coup d’éclat de Jack Lang, 67 ans, une des figures les plus populaires du PS, qui fut ministre de la Culture de François Mitterrand (1981-1986 et 1988-1993) et ministre de l’Éducation dans le gouvernement Jospin (2000-2002), accentue le désarroi du principal parti d’opposition.
Après avoir quitté les instances nationales du PS (Parti socialiste français), Jack Lang a demandé hier la démission collective de la direction du parti, avec laquelle il est en conflit à propos de sa possible entrée dans une commission de réflexion créée par le président Sarkozy. « Pourquoi, au lieu de reconstituer le meccano des chefferies, pourquoi ne pas tout simplement jouer cartes sur table et renvoyer devant les militants une démission collective ? Ce sont les militants qui trancheront après un débat de plusieurs mois », a-t-il dit sur RTL. Il estime que François Hollande, qui a annoncé qu’il entendait se maintenir à la tête du PS jusqu’à un congrès après les municipales de 2008, devait partir de suite. « Ce serait plus sain, ce serait plus correct, ce serait plus loyal », estime-t-il. Cette...
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