France
Les prix de l’essence flambent,
mais restent protégés par l’euro
le 12 juillet 2007 à 00h00
Les prix des carburants à la pompe en France, surtout ceux de l’essence, s’approchent de leurs records de l’été 2006, mais restent protégés par un euro fort, alors que les Français prennent la route des vacances.
« Nous sommes dans une zone de prix élevés en raison de la montée du prix du baril de brut », a expliqué hier le délégué général de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), Jean-Louis Schilansky, interrogé par l’AFP.
Les cours du pétrole ont atteint mardi de nouveaux niveaux plus élevés depuis août 2006 à Londres, à 76,64 dollars. À New York, le baril a pris 62 cents, clôturant à 72,81 dollars.
Le prix du brut est soutenu par un regain d’inquiétudes autour du programme nucléaire de l’Iran, quatrième producteur mondial d’or noir, par les violences contre les infrastructures pétrolières au Nigeria et par le faible niveau des réserves d’essence aux États-Unis.
Mais les records de 2006 n’ont pas été battus grâce à la force de l’euro qui joue un « rôle d’amortisseur notable », a souligné M. Schilansky.
L’euro a atteint hier matin de nouveaux sommets face au dollar, à 1,3787 dollar.
Un dollar faible a une conséquence positive car il réduit pour les industriels la facture pétrole et matières premières à l’importation, a fait valoir mardi soir un membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), Jürgen Stark.
L’euro est au centre d’une polémique entre la chancelière allemande Angela Merkel, opposée à une politique qui ferait baisser son taux de change, et le président français Nicolas Sarkozy, qui s’est plaint à plusieurs reprises de la surévaluation de la monnaie.
Les prix à la pompe pourraient encore s’envoler sous l’influence de trois facteurs, prévient l’UFIP : « si le brut poursuit son ascension, si l’euro s’affaiblit face au dollar », et sous l’influence de la saison des grands déplacements automobiles aux États-Unis.
Les départs en vacances en France jouent pour leur part « un rôle à la marge », selon l’UFIP.
L’association de consommateurs « UFC-Que choisir » juge pour sa part « inquiétante » la « progression des marges de raffinage », alors que le taux d’utilisation des raffineries reste insuffisant pour répondre à la forte hausse de la demande.
Selon François Carlier, directeur adjoint des études de l’association, la part du prix du carburant qui rémunère les activités d’aval (raffinage, distribution) « a quasi doublé en quatre ans ».
Or pour lui, la hausse des prix des carburants ne dissuade pas les consommateurs de prendre la voiture. « Le prix du carburant a augmenté de 35 % en 4 ans, mais la consommation n’a diminué que de 2 % », note-t-il.
L’association propose un « plan Marshall » d’investissements, dans des moyens de transports collectifs notamment, financé en partie par la TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers) et les groupes pétroliers.
Les prix des carburants à la pompe en France, surtout ceux de l’essence, s’approchent de leurs records de l’été 2006, mais restent protégés par un euro fort, alors que les Français prennent la route des vacances.
« Nous sommes dans une zone de prix élevés en raison de la montée du prix du baril de brut », a expliqué hier le délégué général de l’Union française des industries pétrolières (UFIP), Jean-Louis Schilansky, interrogé par l’AFP.
Les cours du pétrole ont atteint mardi de nouveaux niveaux plus élevés depuis août 2006 à Londres, à 76,64 dollars. À New York, le baril a pris 62 cents, clôturant à 72,81 dollars.
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