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La branche irakienne d’el-Qaëda menace l’Iran d’une « guerre féroce »

Le chef d’une alliance de groupes sunnites chapeautée par la branche irakienne d’el-Qaëda a lancé un ultimatum à l’Iran, lui donnant deux mois pour cesser de se mêler des affaires irakiennes, faute de quoi Téhéran s’exposera à une guerre tous azimuts. « Nous donnons (...) aux dirigeants iraniens un délai de deux mois pour mettre un terme à toutes les formes de soutien aux (chiites) et arrêter toute ingérence directe ou indirecte dans les affaires de “l’État islamique en Irak” », déclare une voix attribuée à Abou Omar al-Baghdadi, chef de cet « État » autoproclamé, dans un enregistrement sonore mis en ligne hier. « À défaut, attendez-vous à une guerre féroce dans laquelle vous serez anéantis et que nous préparons depuis quatre ans », a-t-il poursuivi dans cet enregistrement dont l’authenticité ne pouvait être établie dans l’immédiat, mis en ligne sur un site Internet utilisé ordinairement par les groupes islamistes. Une telle guerre toucherait les Iraniens, « que ce soit en Iran ou dans la région », a-t-il poursuivi, enjoignant aussi les sunnites, notamment les « États du Golfe », à cesser tout commerce avec les chiites. « Les commerçants sunnites sont concernés par le délai de deux mois (....). Au-delà de cette période, toutes les formes d’échanges commerciaux (avec les chiites) seront une cible », a-t-il ajouté. Abou Omar al-Baghdadi a aussi appelé tous les sunnites du monde à se préparer à la guerre et notamment ceux, minoritaires, d’Iran. En juin, le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, un chiite, avait mis en garde contre l’existence de « vastes et dangereux projets » du réseau terroriste d’Oussama Ben Laden en Irak destinés à déstabiliser les pays de la région. Washington accuse l’Iran d’implication dans les violences qui ensanglantent l’Irak, ce que Téhéran dément farouchement.
Le chef d’une alliance de groupes sunnites chapeautée par la branche irakienne d’el-Qaëda a lancé un ultimatum à l’Iran, lui donnant deux mois pour cesser de se mêler des affaires irakiennes, faute de quoi Téhéran s’exposera à une guerre tous azimuts.
« Nous donnons (...) aux dirigeants iraniens un délai de deux mois pour mettre un terme à toutes les formes de soutien aux (chiites) et arrêter toute ingérence directe ou indirecte dans les affaires de “l’État islamique en Irak” », déclare une voix attribuée à Abou Omar al-Baghdadi, chef de cet « État » autoproclamé, dans un enregistrement sonore mis en ligne hier. « À défaut, attendez-vous à une guerre féroce dans laquelle vous serez anéantis et que nous préparons depuis quatre ans », a-t-il poursuivi dans cet enregistrement dont...