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« Nous vous informons qu’il pleut sur Wimbledon »

Mike Morrissey est en passe de devenir une célébrité inattendue à Wimbledon : c’est lui qui, avec une réserve toute britannique, « informe » d’un ton égal les spectateurs qu’ils sont sous la pluie : « Nous vous informons qu’il pleut dans la zone de Wimbledon. » « Sans blague, Sherlock » (« No shit, Sherlock ! »), lâche une femme, venue s’entasser dans les coursives du Central où elle trouve refuge une énième fois après avoir payé 60 livres (environ 90 euros) son ticket pour moins de deux heures de matches hachés par les averses. Les médias britanniques commencent à se demander s’ils ne vivent pas « le pire Wimbledon de l’histoire ». Le programme a pris un retard considérable et l’éventualité de devoir aller en troisième semaine, comme en 1988 et 2001, quand les finales Edberg-Becker et Ivanisevic-Rafter avaient été disputées le lundi, commence à être sérieusement évoquée. Même s’il assure « que tout sera fait pour terminer le tournoi » en temps et en heure, l’arbitre principal Andrew Jarrett se laisse aller à une poussée de pessimisme qui horripile sans nul doute Mike Morrissey : « C’est véritablement atroce. » Baisse de l’affluence Les organisateurs ont incité hier « les spectateurs à utiliser les transports en commun, les parkings étant gorgés d’eau ». Mais Mike Morrissey n’a que faire d’être contredit heure après heure par les cieux et reste d’un optimisme confondant, s’appuyant sur des arguments météorologiques incompréhensibles pour un non-Britannique : « Comme les averses avancent plus lentement, il pourrait y avoir de plus longues périodes de temps sec », lâche-t-il au micro. Il fait parfois renaître l’espoir : « Nous allons commencer le processus pour ôter les bâches sur le court n° 1 et sur le Central. Quand les arbitres auront vérifié l’état des courts, nous reviendrons vous apporter des informations en temps voulu. » La pluie fait les affaires des marchands de journaux, qui pour un quotidien acheté proposent une protection contre la pluie, mais suscite en revanche l’ironie cruelle à l’égard des pauvres étudiants distribuant des échantillons de crème solaire pour une marque française. Cette dernière s’est même offert deux pages de publicités dans les journaux pour expliquer que le toit ayant été ôté du court central, il convenait de se protéger des rayons. Les organisateurs trouvent l’affaire de moins en moins drôle. À mi-course, l’affluence était en baisse de 11 000 personnes par rapport à l’an dernier, la plus faible depuis l’ouverture du court n° 1 agrandi en 1998. Rien que pour la journée de samedi, ils ont dû rembourser 1,5 million d’euros aux spectateurs.
Mike Morrissey est en passe de devenir une célébrité inattendue à Wimbledon : c’est lui qui, avec une réserve toute britannique, « informe » d’un ton égal les spectateurs qu’ils sont sous la pluie :
« Nous vous informons qu’il pleut dans la zone de Wimbledon. »
« Sans blague, Sherlock » (« No shit, Sherlock ! »), lâche une femme, venue s’entasser dans les coursives du Central où elle trouve refuge une énième fois après avoir payé 60 livres (environ 90 euros) son ticket pour moins de deux heures de matches hachés par les averses.
Les médias britanniques commencent à se demander s’ils ne vivent pas « le pire Wimbledon de l’histoire ». Le programme a pris un retard considérable et l’éventualité de devoir aller en troisième semaine, comme en 1988 et 2001, quand les finales Edberg-Becker et...