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Actualités - Chronologie

Jouzou : « Baabda est devenu le palais des Mouhajirine »

Le cheikh Mohammad Ali Jouzou, répondant à la déclaration qui a émané du bureau de presse de la présidence de la République, a indiqué hier dans un communiqué : « Nous remercions Dieu que le président ait bien voulu afficher son islamisme en citant des versets coraniques dans le but de nous nuire. » Il a ajouté : « Il a visé juste en choisissant de se référer à un verset qui parle des “incroyants et des incroyantes”, car on a sur les lèvres ce qu’on a dans le cœur. » Cheikh Jouzou a poursuivi en ajoutant : « Les informations que le président a donnés aux services de renseignements syriens et qui ont plongé le Liban dans une mer de sang (...) prouvent que le mensonge faisait les gros titres durant la tutelle syrienne, et que cette tendance s’est étendue jusqu’au palais présidentiel, tout comme elle a contaminé de nombreux responsables. » Pour le dignitaire sunnite, « le terrorisme sécuritaire a atteint son paroxysme et le pays a perdu sa dignité et la dignité de ses grands hommes. Le palais de Baabda est devenu le palais des Mouhajirine à Damas ». S’adressant au président de la République, cheikh Jouzou a poursuivi : « Son Excellence ne veut pas clore sa vie politique de manière digne en ayant un sursaut de conscience et ainsi sauver le pays (...) il veut au contraire retourner à la situation antérieure », alors que « les bases de Baabda ont tremblé lorsque nous avons mis les points sur les i en disant que le palais s’était complètement soumis aux conseils de Bachar el-Assad, ce qui a conduit à l’assassinat de Rafic Hariri. » Le cheikh sunnite a clos son communiqué en déclarant : « Votre Excellence, les criminels et les tueurs ne pourront pas prendre la fuite face à la punition qui les attend. » La réponse de Baabda La réponse du bureau de la présidence de la République n’a pas tardé, et Baabda a publié un communiqué dans l’après-midi dans lequel il a accusé cheikh Jouzou d’exploiter « le sang de Rafic Hariri », expliquant que dignitaire sunnite avait, « en 1998, empêché le président martyr de tendre la main à l’Iqlim ». Le texte indique aussi qu’« il n’est pas permis de s’en prendre à une institution qui a de tout temps veillé à protéger la coexistence des Libanais et l’unité du Liban, et qui a sorti le pays des dissensions à répétition ». Le communiqué a accusé le cheikh de vouloir « améliorer son salaire au lieu de veiller à améliorer une stature politique en décadence » et estimé que ses propos allaient dans le sens « des dissensions et de tout ce qui a pour effet d’exacerber le sentiment communautaire ».
Le cheikh Mohammad Ali Jouzou, répondant à la déclaration qui a émané du bureau de presse de la présidence de la République, a indiqué hier dans un communiqué : « Nous remercions Dieu que le président ait bien voulu afficher son islamisme en citant des versets coraniques dans le but de nous nuire. » Il a ajouté : « Il a visé juste en choisissant de se référer à un verset qui parle des “incroyants et des incroyantes”, car on a sur les lèvres ce qu’on a dans le cœur. »
Cheikh Jouzou a poursuivi en ajoutant : « Les informations que le président a donnés aux services de renseignements syriens et qui ont plongé le Liban dans une mer de sang (...) prouvent que le mensonge faisait les gros titres durant la tutelle syrienne, et que cette tendance s’est étendue jusqu’au palais présidentiel, tout comme...