UA
Les « États-Unis d’Afrique » au centre du débat au sommet d’Accra
le 02 juillet 2007 à 00h00
Le sommet annuel de l’Union africaine (UA), inauguré hier, a lancé les débats sur la création d’« États-Unis d’Afrique », un projet cher au colonel Mouammar Kadhafi, mais qui ne suscite guère d’enthousiasme chez nombre de ses pairs africains. Le projet de former un État fédéral englobant tout le continent est porté depuis longtemps par le dirigeant libyen, qui le considère comme le seul moyen d’éradiquer la pauvreté et de régler les innombrables difficultés que doit affronter l’Afrique. « Notre continent est arriéré, pauvre, malade, divisé et exploité... Allons-nous laisser cette situation perdurer ? » s’est-il exclamé lors d’un discours passionné, prononcé face à des militants et des étudiants enthousiastes à la veille de l’ouverture de ce sommet étalé sur trois jours. M. Kadhafi a plaidé pour la mise en place immédiate d’un gouvernement continental, mais la plupart des autres dirigeants estiment qu’il s’agit là d’un rêve noble mais irréaliste, qui les détourne des crises plus urgentes du Darfour ou de la Somalie. Cette opinion est également partagée par de nombreux Africains de base interrogés par Reuters. « La tâche qui nous attend est énorme. Nous sommes à un tournant, mais aussi au seuil d’une ère nouvelle », a déclaré le président ghanéen John Kufuor, hôte du sommet et qui préside aux débats de l’UA. Le Malien Alpha Oumar Konaré, président de la Commission de l’UA, a défendu l’idée d’un continent unifié dans son discours d’ouverture. Mais il a ajouté que de nombreuses autres questions devaient d’abord être résolues, telles que l’avenir des structures panafricaines déjà existantes et des alliances économiques régionales.
Le sommet annuel de l’Union africaine (UA), inauguré hier, a lancé les débats sur la création d’« États-Unis d’Afrique », un projet cher au colonel Mouammar Kadhafi, mais qui ne suscite guère d’enthousiasme chez nombre de ses pairs africains. Le projet de former un État fédéral englobant tout le continent est porté depuis longtemps par le dirigeant libyen, qui le considère comme le seul moyen d’éradiquer la pauvreté et de régler les innombrables difficultés que doit affronter l’Afrique. « Notre continent est arriéré, pauvre, malade, divisé et exploité... Allons-nous laisser cette situation perdurer ? » s’est-il exclamé lors d’un discours passionné, prononcé face à des militants et des étudiants enthousiastes à la veille de l’ouverture de ce sommet étalé sur trois jours. M. Kadhafi a...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.