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Naïm Kassem : Celui qui désire la présidence doit accepter le gouvernement d’union

Au cours d’une cérémonie en l’honneur des instituteurs, le numéro 2 du Hezbollah cheikh Naïm Kassem a violemment critiqué la majorité, l’accusant de vouloir monopoliser le pouvoir et gouverner entièrement le pays. Selon lui, peu importe les versions avancées par l’un et l’autre camp sur la mission Moussa. « Ce qui compte, a-t-il déclaré, c’est qu’il existe dans le pays deux logiques différentes : celle de l’opposition qui réclame une participation effective au pouvoir, et celle de la majorité qui veut tout contrôler et refuse la moindre participation. » Cheikh Kassem a rappelé qu’avant la dernière mission de la Ligue arabe, M. Amr Moussa avait déjà entrepris une médiation, et la réponse de la majorité avait été très claire : « Le tribunal international d’abord et le gouvernement ensuite, mais aucun compromis n’est possible sur le tribunal. » « Le président de la Chambre avait alors eu l’idée de créer une commission chargée d’étudier le projet du tribunal, le nouveau gouvernement devant alors adopter les conclusions de cette commission, a souligné cheikh Kassem. La majorité avait opposé son refus, préférant faire avaliser le projet selon le scénario prévu. Mais une fois le tribunal adopté, il n’a toujours pas été question du gouvernement. M. Moussa est donc revenu avec un plan en trois points : le gouvernement, la présidence et la sécurité. D’où sont venus les deux derniers points, alors qu’il est clair que le gouvernement d’union est destiné à paver la voie à l’élection présidentielle ? Si la majorité voulait sérieusement une solution, elle aurait admis cette réalité. Mais il est clair que l’Administration américaine la pousse à refuser les solutions. » Selon cheikh Kassem, la solution reste la même : celui qui désire la présidence doit accepter le gouvernement d’union. « Sinon, affirme-t-il, la majorité ne pourra pas entraîner le pays là où elle le souhaite. Si elle s’acharne à vouloir élire un président à la majorité plus un des voix des députés, l’opposition prendra des décisions qui risquent de compliquer la situation. La majorité a beau recourir chaque jour à la communauté internationale, elle ne parviendra pas à arracher une approbation constitutionnelle et populaire, et elle ne parviendra pas à modifier les équilibres du pays en dépit de tout l’appui international dont elle jouit. »
Au cours d’une cérémonie en l’honneur des instituteurs, le numéro 2 du Hezbollah cheikh Naïm Kassem a violemment critiqué la majorité, l’accusant de vouloir monopoliser le pouvoir et gouverner entièrement le pays. Selon lui, peu importe les versions avancées par l’un et l’autre camp sur la mission Moussa. « Ce qui compte, a-t-il déclaré, c’est qu’il existe dans le pays deux logiques différentes : celle de l’opposition qui réclame une participation effective au pouvoir, et celle de la majorité qui veut tout contrôler et refuse la moindre participation. »
Cheikh Kassem a rappelé qu’avant la dernière mission de la Ligue arabe, M. Amr Moussa avait déjà entrepris une médiation, et la réponse de la majorité avait été très claire : « Le tribunal international d’abord et le gouvernement ensuite,...