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Bkerké « La série d’attentats a visé des personnalités aux opinions courageuses », déclare Sfeir

«La récente série d’attentats a visé des personnalités aux opinions et aux prises de position courageuses, et aux relations connues », a estimé hier le patriarche maronite, Nasrallah Sfeir, à l’issue d’une rencontre avec les deux fils du député assassiné le 13 juin, Walid Eido. Mgr Sfeir a qualifié le meurtre du député et de son fils aîné, Khaled, de « tragédie ». Zaher et Mazen Eido étaient venus remercier le patriarche pour ses condoléances à la suite de la disparition de leur père. « Nous croyons que ceux qui meurent jouissent d’une vie éternelle avec le Seigneur, a déclaré le cardinal Sfeir. Nous vivons des temps durs depuis trente ans. Mais la crise n’a jamais été aussi grave que dernièrement. Les gens ont peur pour leur vie et ne sortent plus de leurs maisons, surtout avec la circulation de rumeurs sur une nouvelle liste de personnalités menacées d’assassinat. » Le patriarche a également rencontré l’ancien ministre Youssef Salamé, qui a considéré que pour remédier à la situation sécuritaire tendue, il faudrait « discuter en profondeur de la crise sécuritaire et trouver une solution en coopération avec les grandes nations régionales et internationales ». À l’issue d’un entretien avec Mgr Sfeir, Toufic Hindi, ancien responsable des Forces libanaises, a estimé de son côté que le pire scénario serait « une élection présidentielle dans un contexte de deux gouvernements et de deux autorités », suggérant une solution basée sur un élargissement de l’actuel cabinet de Fouad Siniora, avec un engagement de toutes les parties à ne pas démissionner. Une délégation des Églises catholique et protestante d’Allemagne, en visite au Liban à l’invitation du Conseil des Églises du Moyen-Orient, a également été reçue par le patriarche. La délégation a insisté sur « le rôle dynamique des chrétiens au Moyen-Orient ». Quant au patriarche, il a exposé aux prélats allemands « la situation au Liban ainsi que les pressions auxquelles sont exposés les chrétiens dans d’autres pays du Moyen-Orient ». Mgr Sfeir a par ailleurs reçu Bahige Haoui, qui l’a invité à participer à la messe qui sera célébrée le 30 juin à l’occasion de la seconde commémoration de l’assassinat de son frère, l’ancien secrétaire général du Parti communiste Georges Haoui, en l’église Saint-Nicolas à Achrafieh. Le patriarche maronite a également rencontré le président de l’Association des commerçants du Liban-Nord, Assaad Hariri, et Mgr Boulos Sayyah, évêque de Haïfa et de la Terre sainte et vicaire patriarcal de Jérusalem, Palestine et Jordanie.
«La récente série d’attentats a visé des personnalités aux opinions et aux prises de position courageuses, et aux relations connues », a estimé hier le patriarche maronite, Nasrallah Sfeir, à l’issue d’une rencontre avec les deux fils du député assassiné le 13 juin, Walid Eido.
Mgr Sfeir a qualifié le meurtre du député et de son fils aîné, Khaled, de « tragédie ». Zaher et Mazen Eido étaient venus remercier le patriarche pour ses condoléances à la suite de la disparition de leur père. « Nous croyons que ceux qui meurent jouissent d’une vie éternelle avec le Seigneur, a déclaré le cardinal Sfeir. Nous vivons des temps durs depuis trente ans. Mais la crise n’a jamais été aussi grave que dernièrement. Les gens ont peur pour leur vie et ne sortent plus de leurs maisons, surtout avec la...