Rechercher
Rechercher

Actualités

Anoblissement de Rushdie Londres « désolé » pour les personnes qui ont pu être offensées

L’anoblissement de Salman Rushdie par la reine d’Angleterre a encore entraîné hier au Pakistan des manifestations antibritanniques et un appel au meurtre de l’écrivain. Environ 300 femmes islamistes portant la burqa ont manifesté devant le Parlement à Islamabad contre le titre de chevalier octroyé par Élisabeth II à l’auteur des Versets sataniques. De son côté, la ministre britannique des Affaires étrangères, Margaret Beckett, s’est dit « évidemment désolée pour les gens qui ont pris très à cœur cet honneur ». Peu auparavant, son collègue de l’Intérieur, John Reid, avait pourtant assuré que Londres ne présenterait pas d’excuses. Islamabad et Téhéran avaient protesté auprès des ambassadeurs britanniques et Londres avait exprimé sa « profonde inquiétude » après des propos incendiaires d’un ministre pakistanais justifiant des attentats-suicide. La colère a par ailleurs gagné la Malaisie, où une vingtaine de militants du Parti islamique panmalaisien (opposition) ont crié « Grande-Bretagne et Rushdie, allez en enfer ! » La veille, en Afghanistan, les talibans avaient demandé que la Grande-Bretagne « présente ses excuses aux musulmans ». La France a condamné « toute menace » contre un écrivain et rappelé son attachement aux « libertés de conscience et d’expression ».
L’anoblissement de Salman Rushdie par la reine d’Angleterre a encore entraîné hier au Pakistan des manifestations antibritanniques et un appel au meurtre de l’écrivain. Environ 300 femmes islamistes portant la burqa ont manifesté devant le Parlement à Islamabad contre le titre de chevalier octroyé par Élisabeth II à l’auteur des Versets sataniques. De son côté, la ministre britannique des Affaires étrangères, Margaret Beckett, s’est dit « évidemment désolée pour les gens qui ont pris très à cœur cet honneur ». Peu auparavant, son collègue de l’Intérieur, John Reid, avait pourtant assuré que Londres ne présenterait pas d’excuses. Islamabad et Téhéran avaient protesté auprès des ambassadeurs britanniques et Londres avait exprimé sa « profonde inquiétude » après des propos incendiaires d’un...