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Actualités - Chronologie

Mondialisation L’OCDE constate une montée des inquiétudes pour l’emploi

L’OCDE, plutôt réputée pour son orthodoxie libérale, s’inquiète des effets négatifs sur l’emploi et les salaires « coïncidant » avec la mondialisation et appelle les gouvernements à s’en préoccuper activement, dans son rapport 2007 sur l’emploi publié hier à Paris. Comme l’an dernier, l’Organisation de coopération et de développement économiques souligne qu’il n’y a pas une seule voie possible, mais plusieurs, pour atténuer ces phénomènes et venir en aide à ceux qui perdent leur emploi, citant des exemples de politiques « judicieusement conçues », en Autriche, Danemark, Pays-Bas notamment. L’OCDE représente les intérêts des économies les plus développées, Turquie et Mexique inclus, 30 pays au total. Si l’ouverture des marchés reste bien pour elle un gage de « prospérité » et de créations d’emplois dans les pays en développement, l’organisation note néanmoins « un élargissement des inégalités de revenu » et une montée des inquiétudes pour l’emploi « dans un certain nombre de pays ». La faute n’en revient pas seulement à la mondialisation, selon l’OCDE. Mais tout de même, estime l’organisation, « une inquiétude s’exprime dans l’opinion publique, dans de nombreux pays de l’OCDE, quant aux risques que la mondialisation peut induire en termes d’emplois et de salaires » et il est donc « fondamental de prendre en compte ces préoccupations ». « Le soutien de l’opinion publique à la poursuite de l’intégration économique internationale pourrait s’éroder si le sentiment s’installait que de nombreux travailleurs n’en bénéficient pas », prévient-elle. De fait, souligne l’économiste Raymond Torres, qui a coordonné le rapport, « c’est la première fois que l’OCDE analyse la mondialisation dans son contexte ». Elle va même jusqu’à se demander, sans conclure, si les travailleurs des pays de l’OCDE ne sont pas devenus « de plus en plus vulnérables du fait de la mondialisation ». « C’est particulièrement vrai pour les catégories de main-d’œuvre les plus exposées à la concurrence des importations ou les moins préparées à naviguer sur des marchés du travail caractérisés par d’intenses restructurations, un niveau croissant d’exigence de qualification et des employeurs de plus en plus sensibles aux écarts de coûts de main-d’œuvre », s’inquiète-t-elle. L’OCDE constate aussi qu’entre 1995 et 2005, dans 18 des 20 pays où les données sont disponibles, « l’inégalité des salaires a tendance à s’accentuer ». Elle note, en outre, que « la part des salaires dans le revenu national a eu tendance à se réduire » et relie ce phénomène à l’intensification des échanges mondiaux. Dans un contexte où les nouvelles technologies et la baisse du coût des transports annulent les distances, « les emplois et les salaires sont devenus plus vulnérables aux chocs extérieurs », note l’OCDE. Qu’il y ait ou non des délocalisations, la simple menace peut « entraîner un affaiblissement du pouvoir de négociation des travailleurs, en particulier peu qualifiés ». En 1994, l’OCDE avait élaboré dix grandes recommandations pour l’emploi, qui avaient alors pour objectif de lutter contre un chômage élevé et persistant, préconisant notamment d’accroître la flexibilité du temps de travail et celle des coûts salariaux, ou encore de revoir les dispositions relatives à la sécurité de l’emploi. « Aujourd’hui, on reconnaît qu’une autre voie est possible que simplement couper les prestations et flexibiliser le code du travail. Si un pays souhaite avoir plus d’emplois mieux protégés, on sait faire », a souligné M. Torres. « Seule la politique consistant à ne rien faire ne marche pas. »

L’OCDE, plutôt réputée pour son orthodoxie libérale, s’inquiète des effets négatifs sur l’emploi et les salaires « coïncidant » avec la mondialisation et appelle les gouvernements à s’en préoccuper activement, dans son rapport 2007 sur l’emploi publié hier à Paris.
Comme l’an dernier, l’Organisation de coopération et de développement économiques souligne qu’il n’y a pas une seule voie possible, mais plusieurs, pour atténuer ces phénomènes et venir en aide à ceux qui perdent leur emploi, citant des exemples de politiques « judicieusement conçues », en Autriche, Danemark, Pays-Bas notamment.
L’OCDE représente les intérêts des économies les plus développées, Turquie et Mexique inclus, 30 pays au total.
Si l’ouverture des marchés reste bien pour elle un gage de « prospérité » et de...