Nassib Lahoud : Il est peut-être temps d’élargir le gouvernement
le 11 juin 2007 à 00h00
Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision LBC, l’ancien député Nassib Lahoud a estimé que la création du tribunal international par l’ONU a amorcé une nouvelle étape « qui diminue la tension dans le pays car tous les Libanais sont d’accord sur le principe du tribunal ». Commentant la position du président de la Chambre Nabih Berry relative à la nécessité de se mettre d’accord sur un président de la République consensuel, M. Lahoud a indiqué que cette suggestion pouvait être débattue, mais qu’il s’agit « d’un sujet délicat qui demande à être précisé, car il n’est pas vrai qu’un président consensuel ne doit appartenir ni au courant du 14 Mars ni à celui du 8 Mars ».
Nassib Lahoud avait par ailleurs rencontré samedi dernier le Premier ministre, Fouad Siniora, réunion à l’issue de laquelle il a affirmé avoir « fait part de l’admiration que nous éprouvons à l’égard des sacrifices de l’armée dans cette bataille décisive qui permettra de traduire le groupe terroriste devant la justice et qui va garantir la victoire de l’État libanais et de l’armée libanaise ».
M. Lahoud a en outre salué les efforts déployés par le Premier ministre et par l’ensemble du gouvernement dans la gestion de cette crise, et dans le rôle qu’ils jouent pour assurer la coopération avec « les frères palestiniens ».
Ce gouvernement « a réalisé de grandes choses », mais il est « peut-être temps d’élargir le gouvernement sous la présidence de Fouad Siniora, afin d’assurer la participation de l’ensemble des parties politiques au sein d’un gouvernement d’union nationale », a indiqué M. Lahoud, avant d’ajouter que « le tiers de blocage est une revendication de l’opposition et je pense qu’il existe une grande partie des Libanais qui sont d’accord avec cette revendication ». « Je pense que la formation d’un tel cabinet est de l’ordre du possible », a aussi affirmé l’ancien député, soulignant qu’il existe néanmoins « une grande partie de la population libanaise qui éprouve de la méfiance » envers les revendications de l’opposition.
« Mais, surtout, la plus grande tranche de la population libanaise refuse de voir le pays sombrer dans le vide au niveau du pouvoir, ni sur le plan gouvernemental ni sur le plan présidentiel », a précisé Nassib Lahoud, qui a souhaité que « l’élargissement du gouvernement vers un cabinet d’union nationale » coïncide avec « l’accord sur la continuité de la politique de ce gouvernement jusqu’aux élections présidentielles ». Il a souligné que ces élections doivent avoir lieu « dans des circonstances adéquates et dans les délais ».
Interrogé sur le degré de faisabilité de ce cabinet d’union, M. Lahoud a fait remarquer que « ce serait une grande réalisation si nous parvenons à assurer la formation d’un cabinet d’union nationale (...) qui puisse assurer la participation effective de l’opposition, comme elle le réclame ».
Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision LBC, l’ancien député Nassib Lahoud a estimé que la création du tribunal international par l’ONU a amorcé une nouvelle étape « qui diminue la tension dans le pays car tous les Libanais sont d’accord sur le principe du tribunal ». Commentant la position du président de la Chambre Nabih Berry relative à la nécessité de se mettre d’accord sur un président de la République consensuel, M. Lahoud a indiqué que cette suggestion pouvait être débattue, mais qu’il s’agit « d’un sujet délicat qui demande à être précisé, car il n’est pas vrai qu’un président consensuel ne doit appartenir ni au courant du 14 Mars ni à celui du 8 Mars ».
Nassib Lahoud avait par ailleurs rencontré samedi dernier le Premier ministre, Fouad Siniora, réunion à l’issue...
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