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Actualités - Opinion

La majorité dénonce avec véhémence « le terrorisme d’État syrien »

Les pôles du 14 mars, en colère, n’hésitent pas une seconde : c’est encore une fois le terrorisme d’État syrien qui s’exprime sur la scène libanaise, à travers les assassinats, les attentats, comme à travers Fateh el-Islam, Jound el-Cham ou Isbat el-Ansar, sans compter le FPLP-CG et Fateh-Intifada. En n’oubliant pas d’autres formations, libanaises ou qui se prétendent telles, actives au Mont-Liban comme au Nord. Les majoritaires estiment que, sur le plan ponctuel, Damas cherche à impressionner, au sens fort du terme, les émissaires européens qui défilent ces derniers temps en Syrie. Pour leur montrer qu’il dispose toujours de l’atout libanais. Dans ce sens que lui seul peut garantir, par sa retenue, la stabilité de ce pays. Ainsi que, facteur important pour les pays contributeurs, la sécurité de la Finul, objet de perpétuelles menaces depuis la 1701. Une logique de chantage cynique, disent les loyalistes, qui vise à forcer l’Occident à redonner à la Syrie le rôle régional dont elle bénéficiait du temps de Hafez el-Assad. Rôle largement gommé par les « maladresses », si l’on peut dire, les mauvais calculs, les erreurs, les fautes de son fils, Bachar el-Assad. Certitudes Les loyalistes affirment que leurs accusations ne procèdent pas du facteur dit de notoriété publique, comme lorsque tout le monde sait qui est responsable de quoi sans que personne ne puisse avancer de preuves formelles. Et que leur dénonciation ne se base pas sur des présomptions, mais bien sur des certitudes vérifiées, découlant des aveux recueillis de la bouche d’agents de la Syrie, tant il y a déjà deux ans à Beyrouth lors des arrestations ayant suivi la découverte d’un dépôt d’armes, de voitures piégées et d’explosifs, que par la suite, lors des rafles du Akkar ou dans la Békaa. Enfin, et surtout, après Aïn Alak, Tripoli, Nahr el-Bared et la capture d’éléments de Fateh el-Islam. Les déclarations de ces inculpés se recoupent toutes et les mêmes noms d’officiers traitants y reviennent. La déposition la plus explicite est celle d’un terroriste arabe, d’un grade élevé, si l’on peut dire. Ce « cadre dirigeant » déclare que les Syriens avaient confié à Fateh el-Islam une part consistante d’un complot visant à démolir la stabilité du Liban, pour provoquer la chute du gouvernement. Il a, de plus, « donné » des réseaux dormants, dont les membres ont également été interpellés. Ce qui a permis aux services qualifiés de saisir, après perquisition, nombre d’équipements, de documents et de cartes. Le tout établissant que Fateh el-Islam forgeait le projet de parvenir par la terreur à faire main basse sur Tripoli et sa région, pour en faire un « émirat », une wilaya dépendant de Damas. Un projet insensé dont la folie même montre combien les faux « fous de Dieu » pouvaient être manipulés par les Syriens, qui s’en assuraient la docilité en leur faisant miroiter ce hochet d’« émirat » bien à eux, ajoutent les loyalistes. Régulation D’ailleurs, et de plus, la capture des réseaux dormants disséminés dans le pays a montré que les Syriens faisaient chatoyer le même rêve de canton soi-disant autonome aux yeux de groupements installés dans diverses régions du pays. Contrôlés par des éléments armés, des milices, sous tutelle syrienne directe. Mais la machination a été déjouée par les services libanais et contrée avec fermeté par l’armée. Le commandement a rejeté, comme on sait, tous les compromis ou les compromissions qu’on lui a proposés. Refusant toute souillure de bazar politicien, il va droit au but : l’éradication du terrorisme et le démantèlement de Fateh el-Islam. À travers une reddition ou une capture de ses éléments, pour qu’ils soient déférés en justice afin de répondre de leurs crimes. De même, les tentatives d’ouvrir des fronts de diversion, soit à Aïn el-Héloué, soit à Naamé ou à Koussaya dans la Békaa ont été étouffées dans l’œuf, avec le concours des forces palestiniennes régulières et grâce à la vigilance de l’armée, soutenue par tous les Libanais. L’armée a en outre reçu d’appréciables assistances en matériel, en armes et en munitions, dont des vedettes et des hélicoptères Gazelle. Cependant, pour traiter le mal à la racine, il faut faire en sorte que le dossier des camps palestiniens soit réglé au mieux et au plus vite pour qu’ils cessent d’être des îlots d’insécurité, des antres de terrorisme. L’Autorité palestinienne est tout à fait acquise au principe de la régulation et du respect de la souveraineté libanaise. Le représentant de l’OLP, Abbas Zaki, certifie l’existence d’un plan qui devra être parachevé dans les six mois. Plan qui prévoit en premier lieu l’abolition des bases armées situées hors des camps dont disposent des organisations d’obédience syrienne. Puis la prise en charge sécuritaire des camps et de leur armement par la seule brigade palestinienne officielle, dite Lutte armée. Sous supervision de la police et de l’armée libanaises. Philippe ABI-AKL
Les pôles du 14 mars, en colère, n’hésitent pas une seconde : c’est encore une fois le terrorisme d’État syrien qui s’exprime sur la scène libanaise, à travers les assassinats, les attentats, comme à travers Fateh el-Islam, Jound el-Cham ou Isbat el-Ansar, sans compter le FPLP-CG et Fateh-Intifada. En n’oubliant pas d’autres formations, libanaises ou qui se prétendent telles, actives au Mont-Liban comme au Nord.


Les majoritaires estiment que, sur le plan ponctuel, Damas cherche à impressionner, au sens fort du terme, les émissaires européens qui défilent ces derniers temps en Syrie. Pour leur montrer qu’il dispose toujours de l’atout libanais. Dans ce sens que lui seul peut garantir, par sa retenue, la stabilité de ce pays. Ainsi que, facteur important pour les pays contributeurs, la sécurité de la...