L’aide à l’Afrique, un autre sujet de friction au sommet du G8
le 08 juin 2007 à 00h00
L’aide à l’Afrique, autre grande priorité du G8 d’Heiligendamm, devait être un sujet plus consensuel que le climat, mais là aussi les Huit semblent être à la peine, certains d’entre eux étant soupçonnés de traîner les pieds. Hier, de nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) tiraient la sonnette d’alarme. Il y a deux ans, les pays les plus riches de la planète avaient promis de doubler leur aide à 50 milliards de dollars par an à partir de 2010, dont 25 milliards pour l’Afrique noire. Les ONG, mais aussi la Banque mondiale les accusent déjà d’être incapables de remplir leurs engagements en matière d’aide publique au développement. Encore plus préoccupant pour les ONG, certains seraient réticents à réitérer cet objectif chiffré dans le communiqué final du sommet du G8. Le Canada et l’Italie sont montrés du doigt. Le président italien Romano Prodi a toutefois assuré à l’organisation DATA, cofondée par le musicien de rock irlandais Bono, que son pays ne bloquera « plus l’inclusion d’engagements concrets au développement en Afrique dans le communiqué », affirme hier cette dernière. La chancelière allemande Angela Merkel, hôtesse du sommet, a besoin d’un franc succès sur l’Afrique. Une réunion du forum avec six pays africains est prévue aujourd’hui au dernier jour du sommet. La chancelière conservatrice a plus d’une fois souligné la responsabilité du G8 en Afrique, tout en demandant aussi aux pays concernés qu’ils avancent énergiquement dans leurs réformes, notamment en matière de bonne gouvernance. Sans l’aide financière des pays industrialisés, le continent noir n’aura aucune chance de mettre en œuvre « les objectifs du millénaire » fixés par l’ONU, qui visent à réduire de moitié d’ici à 2015 (par rapport aux années 1990) l’extrême pauvreté sous toutes ses formes.
L’aide à l’Afrique, autre grande priorité du G8 d’Heiligendamm, devait être un sujet plus consensuel que le climat, mais là aussi les Huit semblent être à la peine, certains d’entre eux étant soupçonnés de traîner les pieds. Hier, de nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) tiraient la sonnette d’alarme. Il y a deux ans, les pays les plus riches de la planète avaient promis de doubler leur aide à 50 milliards de dollars par an à partir de 2010, dont 25 milliards pour l’Afrique noire. Les ONG, mais aussi la Banque mondiale les accusent déjà d’être incapables de remplir leurs engagements en matière d’aide publique au développement. Encore plus préoccupant pour les ONG, certains seraient réticents à réitérer cet objectif chiffré dans le communiqué final du sommet du G8. Le Canada et...
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