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Un nouveau conseiller de Bush reconnaît avoir des doutes sur sa politique

Un nouveau conseiller du président George W. Bush pour les guerres menées en Afghanistan et en Irak, le général Douglas Lute, a reconnu hier avoir eu des doutes sur la politique de renforts des troupes en Irak, mais a estimé prématuré d’en évaluer le succès. « J’ai exprimé des préoccupations lors de l’élaboration de la politique (...) à propos du fait qu’il ne fallait pas seulement accroître les troupes », a-t-il dit lors d’une audition au Congrès, visant à confirmer sa nomination décidée par M. Bush. Les renforts n’auront que « des conséquences localisées et limitées dans le temps » s’ils ne sont pas accompagnés parallèlement d’efforts de l’armée irakienne et de ministères civils américains, a-t-il ajouté. « Nous n’en sommes qu’au début et le temps dira » si la nouvelle politique réussira ou échouera. Pour les démocrates, majoritaires au Congrès, l’officier, en endossant cette nouvelle fonction auprès de M. Bush, est placé dans une situation « impossible ». « Nous pouvons seulement espérer qu’on vous écoutera là où nous avons été ignorés pendant des années », a souligné Hillary Clinton. M. Bush avait décidé à la mi-mai de se doter d’un nouveau conseiller spécial à la Sécurité, qui sera chargé spécialement de l’Irak et de l’Afghanistan, dans le but de mieux coordonner le travail de l’armée et des agences gouvernementales civiles américaines. Douglas Lute, 54 ans, a été choisi après le refus de plusieurs militaires d’endosser cette nouvelle fonction. Plusieurs d’entre eux se sont demandé comment un général trois étoiles pouvait avoir une autorité sur des officiers plus gradés, voire même des ministres. En Irak, la politique de renforts a pour l’instant de « premiers résultats mitigés », a estimé le nouveau conseiller devant les parlementaires. « Les conditions sur le terrain sont très complexes et devraient continuer à évoluer, ce qui veut dire qu’il nous faut nous adapter en permanence. » « Le gouvernement irakien doit prendre des mesures pour prouver que (les troupes irakiennes) se renforcent tout comme nous », a ajouté l’officier. La création d’un nouveau poste de conseiller auprès du président « n’était pas nécessaire », a estimé le sénateur républicain James Inhofe, pour qui le général Lute est cependant « idéal » pour cette fonction.
Un nouveau conseiller du président George W. Bush pour les guerres menées en Afghanistan et en Irak, le général Douglas Lute, a reconnu hier avoir eu des doutes sur la politique de renforts des troupes en Irak, mais a estimé prématuré d’en évaluer le succès. « J’ai exprimé des préoccupations lors de l’élaboration de la politique (...) à propos du fait qu’il ne fallait pas seulement accroître les troupes », a-t-il dit lors d’une audition au Congrès, visant à confirmer sa nomination décidée par M. Bush. Les renforts n’auront que « des conséquences localisées et limitées dans le temps » s’ils ne sont pas accompagnés parallèlement d’efforts de l’armée irakienne et de ministères civils américains, a-t-il ajouté. « Nous n’en sommes qu’au début et le temps dira » si la nouvelle...