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Actualités - Chronologie

Au sommet des « pauvres » du Mali, le G8 sur le banc des accusés

Promesses non tenues, poids de la dette, subventions agricoles... Les riches pays du G8, dont la rencontre s’est ouverte en Allemagne, étaient hier sur le banc des accusés lors d’un sommet des « pauvres » réunissant un millier d’altermondialistes à Sikasso, « capitale » du coton du Mali, un des pays les plus pauvres au monde. « Nous connaissons maintenant la stratégie du G8. C’est un peu d’annulation de la dette, mais pas d’augmentation de l’aide au développement, sinon l’Afrique sera debout ! » a martelé Dounantié Dao, directeur exécutif de la Coalition africaine dette et développement (CAD-Mali), un des organisateurs de ce contre-sommet. Plusieurs intervenants ont dénoncé « la fausse promesse » du G8 qui, en Écosse en juin 2005, s’était engagé à augmenter son aide annuelle pour le développement de l’Afrique. Le G8 avait alors pris deux engagements : annuler la dette multilatérale des 18 pays les plus démunis et doubler le montant annuel de l’aide à ces nations d’ici à 2010, par rapport à 2004, soit 50 milliards de dollars en plus. Seul le premier objectif a été atteint. Les altermondialistes réunis depuis lundi soir réclament en outre la dissolution de la Banque mondiale, qui serait remplacée par une « Banque du Sud » pour un « développement social ». Et pour dénoncer les subventions agricoles des pays du Nord, qui pénalisent sinon ruinent les productions du Sud, les altermondialistes de Sikasso ont présenté une petite pièce de théâtre, devant plusieurs centaines de spectateurs. Sur la scène, une mère de famille, son époux et un paysan évoquent « leurs souffrances ». Au milieu du sketch, le paysan vocifère : « Vous les riches, vous êtes les assassins de notre développement, c’est injuste ! Respectez au moins vos engagements ! » Tonnerre d’applaudissements dans la salle. Le paysan raconte alors « ses misères » : il cultive le coton avec ses douze enfants. Le prix du kilo de l’or blanc est fixé à l’extérieur. Les producteurs des pays développés reçoivent des subventions. Résultat, le coton africain est bradé.


Promesses non tenues, poids de la dette, subventions agricoles... Les riches pays du G8, dont la rencontre s’est ouverte en Allemagne, étaient hier sur le banc des accusés lors d’un sommet des « pauvres » réunissant un millier d’altermondialistes à Sikasso, « capitale » du coton du Mali, un des pays les plus pauvres au monde. « Nous connaissons maintenant la stratégie du G8. C’est un peu d’annulation de la dette, mais pas d’augmentation de l’aide au développement, sinon l’Afrique sera debout ! » a martelé Dounantié Dao, directeur exécutif de la Coalition africaine dette et développement (CAD-Mali), un des organisateurs de ce contre-sommet. Plusieurs intervenants ont dénoncé « la fausse promesse » du G8 qui, en Écosse en juin 2005, s’était engagé à augmenter son aide annuelle pour le...