Rechercher
Rechercher

Actualités

Rizk : « Un président d’entente est incontournable »

Le ministre de la Justice, M. Charles Rizk, affirme dans un entretien accordé au magazine al-Watan al-Arabi que l’échéance présidentielle à l’automne sera « une étape déterminante dans l’histoire du Liban ». « Un président d’entente est incontournable, a déclaré M. Rizk, et nous ne devons pas y songer comme à quelque chose d’impossible. » Et d’ironiser sur un éventuel échec de cet effort d’entente. « Que ferons-nous alors ? Nous en remettre à un tribunal international ? » a-t-il lancé. Pour le ministre de la Justice, le futur président de la République sera placé devant trois tâches fondamentales : le tribunal international, la sortie de la crise, l’accord sur l’identité du pays et la fusion entre Liban résident et Liban émigré. Sur un autre plan, M. Rizk a estimé que « c’est la paralysie politique qui a provoqué la paralysie sur le plan de la sécurité ». Et d’ajouter que « ce qui se passe au Liban a des ramifications régionales multiples et s’insère dans le cadre d’un cycle infernal dont il est difficile de discerner les tenants et les aboutissants ». Au sujet du tribunal international, M. Rizk a affirmé qu’il s’agit « d’une nécessité nationale, morale et juridique » et pas du tout « d’une victoire d’un camp sur un autre ». « Le tribunal international n’est pas un épilogue, mais un préambule », a poursuivi M. Rizk. Selon lui, le tribunal international « verra le jour par étapes, la première et la plus urgente étant la nomination d’un procureur général international qui doit superviser l’enquête et la rédaction de l’acte d’accusation qui seront suivies du choix des magistrats qui composeront le tribunal et de ses fonctionnaires ». Pour M. Rizk, ce n’est pas le tribunal international qui a provoqué la crise. Il en a peut-être été le détonateur, mais la crise véritable réside dans l’effondrement des institutions et du régime politique sous le poids des blocs confessionnels. Il préconise, de son côté « un bipartisme dont chacun des partis comprendrait des représentants de toutes les communautés ». Notons enfin que M. Rizk a transmis au Conseil supérieur de la magistrature les noms des deux magistrats qu’il propose comme juges d’instruction dans les attentats contre Élias Murr (12 juillet 2005) et Aïn Alak (12 février 2007).
Le ministre de la Justice, M. Charles Rizk, affirme dans un entretien accordé au magazine al-Watan al-Arabi que l’échéance présidentielle à l’automne sera « une étape déterminante dans l’histoire du Liban ».
« Un président d’entente est incontournable, a déclaré M. Rizk, et nous ne devons pas y songer comme à quelque chose d’impossible. »
Et d’ironiser sur un éventuel échec de cet effort d’entente. « Que ferons-nous alors ? Nous en remettre à un tribunal international ? » a-t-il lancé.
Pour le ministre de la Justice, le futur président de la République sera placé devant trois tâches fondamentales : le tribunal international, la sortie de la crise, l’accord sur l’identité du pays et la fusion entre Liban résident et Liban émigré.
Sur un autre plan, M. Rizk a estimé que « c’est la...