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Actualités - Chronologie

Les milieux politiques et diplomatiques désormais obsédés par la situation sécuritaire

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les milieux politiques et diplomatiques sont réellement obsédés par la situation sécuritaire au Liban, surtout depuis que des informations ont fait état de « plans », ourdis par plusieurs groupuscules fondamentalistes dont Fateh el-Islam, visant plusieurs chancelleries. Des sources autorisées citées par l’agence al-Markaziya indiquent ainsi que « plusieurs pays occidentaux, surtout parmi ceux dont les ressortissants résident en nombre au Liban, ont renforcé au cours des derniers jours, notamment depuis la dégradation de la situation à Nahr el-Bared, leur présence sécuritaire, ainsi que leur réseau de protection des personnes et des intérêts diplomatiques et commerciaux ». Ces sources affirment même que les chancelleries se tiennent désormais prêtes à évacuer leurs ressortissants en cas de besoin. Elles notent également l’élargissement des périmètres de sécurité autour des résidences de plusieurs responsables, et l’augmentation des hommes chargés de la sécurité, qu’ils soient en uniforme ou en civil. Sans compter, ajoutent-elles, que les voitures sont particulièrement fouillées dans ces zones-là, et leurs propriétaires doivent désormais exhiber des cartes d’identification. Ces sources en question vont encore plus loin : elles assurent que l’armée et les FSI intensifient leur répression contre les voitures équipées de vitres fumées sans permis. Mais ce qui inquiète davantage, c’est cette information selon laquelle une chancellerie a récemment envoyé à de hauts responsables libanais un rapport signé par un service de renseignements étranger, et qui évoque des « directives adressées à des cellules fondamentalistes dormantes au Liban ». Ces cellules auraient ainsi été enjointes de « se préparer en attendant qu’elles soient en possession d’une liste de cibles à attaquer ». La chancellerie en question a exhorté les autorités libanaises à mobiliser au maximum ses services sécuritaires afin de surveiller les déplacements des fondamentalistes dans plusieurs régions libanaises. Cinquante voitures piégées au Liban ? Par ailleurs, et selon le quotidien koweïtien al-Wassat, des autorités politiques et officielles ont été informées il y a quelques mois de la présence sur le territoire libanais de « 50 voitures piégées destinées à exploser à Beyrouth, dans ses environs, ainsi que dans d’autres régions du pays », le but étant évidemment de créer le chaos, sur le modèle irakien. Le quotidien indique également que certains services de sécurité ont expressément demandé il y a quelques jours à leurs différentes unités de rechercher un certain nombre de véhicules, dont des vans et des minibus, dotés de fausses plaques minéralogiques, et qui « pourraient être utilisés à des fins terroristes dans plusieurs régions libanaises ». Signalons que cette décision des autorités sécuritaires libanaises avait été précédée par un avis de recherche concernant six voitures piégées qui auraient été introduites dans la banlieue sud. À ce sujet, al-Wassat affirme que le Hezbollah, aidé par les services de sécurité, a réussi à mettre la main sur ces voitures et à les démonter, ajoutant que si personne n’a évoqué cet incident à l’époque, « c’était pour éviter un vent de panique au sein de la population ». Mémorandum d’Ankara à Téhéran et Damas Signalons enfin que le ministère turc des Affaires étrangères a rédigé un mémorandum demandant aussi bien à Téhéran qu’à Damas de fournir des « informations détaillées sur une cargaison d’armes » découverte dans un train de marchandises dans l’est de la Turquie le 25 mai dernier. Le quotidien turc Millilet, citant un haut responsable des douanes turques, rapporte que le conteneur de matériaux de construction dans lequel les armes avaient été placées était envoyé par l’entreprise iranienne « Behnam Chahriari » à l’entreprise syrienne « Jawri ». Ce haut responsable estime que les services de renseignements d’un pays tiers, avertis par la nature de ce conteneur, se sont entendus avec le Parti des travailleurs du Kurdistan pour dynamiter la voie ferrée empruntée par le train de marchandises, ce qui a provoqué « le retournement de sept wagons sur les dix, ce qui a donc permis aux armes d’être découvertes »…
Le moins que l’on puisse dire, c’est que les milieux politiques et diplomatiques sont réellement obsédés par la situation sécuritaire au Liban, surtout depuis que des informations ont fait état de « plans », ourdis par plusieurs groupuscules fondamentalistes dont Fateh el-Islam, visant plusieurs chancelleries.
Des sources autorisées citées par l’agence al-Markaziya indiquent ainsi que « plusieurs pays occidentaux, surtout parmi ceux dont les ressortissants résident en nombre au Liban, ont renforcé au cours des derniers jours, notamment depuis la dégradation de la situation à Nahr el-Bared, leur présence sécuritaire, ainsi que leur réseau de protection des personnes et des intérêts diplomatiques et commerciaux ». Ces sources affirment même que les chancelleries se tiennent désormais prêtes à évacuer...