La nature chez Gustave Courbet : « une modestie orgueilleuse »
le 04 juin 2007 à 00h00
Le musée Courbet, niché dans la maison natale de l’artiste français (1819-1877), célèbre ce « chantre de la nature » en exposant, jusqu’au 21 octobre, à Ornans (Doubs) 132 de ses œuvres, dont la plupart représentent la vallée de la Loue où il est né.
« L’idée de cette exposition consistait à montrer l’amour “anormal” de la nature chez Gustave Courbet, qui préférait peindre un buisson plutôt qu’un panorama grandiloquent. Ces toiles témoignent de la modestie orgueilleuse qui l’animait », a indiqué Jean-Jacques Fernier, conservateur du musée.
Cette exposition, première manifestation célébrant le 130e anniversaire de la mort de l’artiste, annonce l’hommage rendu dans la capitale à partir d’octobre prochain aux galeries nationales du Grand Palais.
Grande figure de la peinture réaliste, il a peint de 1864 à 1868 quelque 180 paysages et scènes champêtres dans la vallée de la Loue où il a vécu jusqu’à ses 18 ans.
L’exposition s’articule autour de quatre grands thèmes : les portraits des amis du peintre, la féminité, la mémoire héritée de son enfance et la pastorale où l’animal représente le destin tragique de l’humanité.
« Gustave Courbet peignait toujours sur un fond sombre qu’il illuminait petit à petit avec son pinceau. Ces peintures de la nature deviennent sensibles, fortes grâce à son coup de pinceau, qui met l’accent sur une couleur, une lumière », précise M. Fernier.
Toutes les périodes du peintre sont représentées, en commençant par une de ses premières copies d’un tableau d’un peintre espagnol exposé au Louvre jusqu’au paysage de l’exil en Suisse.
« En 1841, il part au Havre et découvre “la mer sans horizon”. Ce petit gars de la vallée est frappé par la brutalité de ce qu’il voit pour la première fois. Cela illumine sa vie. Il n’aura alors de cesse de réinventer le monde qui l’entoure », ajoute le conservateur du musée.
La contemplation de ces paysages tant aimés n’empêche pas pour autant le trait d’humour: Gustave Courbet avait commencé à tirer le portrait de sa sœur. Puis, après une dispute, il a changé d’idée et dessiné par-dessus deux belles vaches pour se venger d’elle.
Le musée Courbet, niché dans la maison natale de l’artiste français (1819-1877), célèbre ce « chantre de la nature » en exposant, jusqu’au 21 octobre, à Ornans (Doubs) 132 de ses œuvres, dont la plupart représentent la vallée de la Loue où il est né.
« L’idée de cette exposition consistait à montrer l’amour “anormal” de la nature chez Gustave Courbet, qui préférait peindre un buisson plutôt qu’un panorama grandiloquent. Ces toiles témoignent de la modestie orgueilleuse qui l’animait », a indiqué Jean-Jacques Fernier, conservateur du musée.
Cette exposition, première manifestation célébrant le 130e anniversaire de la mort de l’artiste, annonce l’hommage rendu dans la capitale à partir d’octobre prochain aux galeries nationales du Grand Palais.
Grande figure de la peinture réaliste, il a...
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