CINÉMA
L’Iran voit un geste d’« islamophobie » dans le prix de Cannes à « Persépolis »
le 29 mai 2007 à 00h00
Le conseiller culturel de la présidence iranienne, Mehdi Kalhor, a vu hier un geste d’« islamophobie » dans la « promotion » du film Persépolis de l’Iranienne Marjane Satrapi au Festival de Cannes, où il a remporté le prix du jury. « L’islamophobie dans la dramatisation occidentale trouve ses racines en France, et la production et la promotion du film anti-iranien Persépolis à Cannes suit cette tradition d’islamophobie », a dit M. Kahlor, cité par l’agence Fars. Le conseiller pour la culture du président Mahmoud Ahmadinejad a jugé que l’œuvre est « un acte de sabotage de la culture iranienne, et ne sera pas le dernier film anti-iranien ». Persépolis, réalisé avec Vincent Paronnaud, est tiré de la bande dessinée éponyme de Marjane Satrapi, dans laquelle elle raconte son enfance à l’époque de la révolution islamique de 1979 et les désillusions qui s’ensuivent pour elle. Le film s’est vu décerner dimanche à Cannes le prix du jury, ex-aequo avec Lumière silencieuse de Carlos Reygadas. L’Iran avait protesté contre l’inclusion du film dans la sélection officielle du festival.
Une fondation iranienne dépendant du ministère de la Culture et de la guidance islamique avait dénoncé « un tableau irréel des conséquences et des réussites de la révolution islamique ». Elle s’était aussi demandé si sa sélection n’était pas « à mettre au compte d’un acte politique ou même anticulturel de la part du festival ? ». Le ministère français des Affaires étrangères avait rejeté ces accusations, en rappelant que le film avait été « sélectionné par les responsables du Festival de Cannes, qui ne sont pas évidemment sous l’autorité du gouvernement français et donc il n’y a rien de politique dans ce choix ».
Le conseiller culturel de la présidence iranienne, Mehdi Kalhor, a vu hier un geste d’« islamophobie » dans la « promotion » du film Persépolis de l’Iranienne Marjane Satrapi au Festival de Cannes, où il a remporté le prix du jury. « L’islamophobie dans la dramatisation occidentale trouve ses racines en France, et la production et la promotion du film anti-iranien Persépolis à Cannes suit cette tradition d’islamophobie », a dit M. Kahlor, cité par l’agence Fars. Le conseiller pour la culture du président Mahmoud Ahmadinejad a jugé que l’œuvre est « un acte de sabotage de la culture iranienne, et ne sera pas le dernier film anti-iranien ». Persépolis, réalisé avec Vincent Paronnaud, est tiré de la bande dessinée éponyme de Marjane Satrapi, dans laquelle elle raconte son enfance à l’époque de la...
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