Stratégie
La décision d’Ahmadinejad sur les taux
d’intérêt critiquée en Iran
le 28 mai 2007 à 00h00
Des économistes et journaux modérés iraniens ont sévèrement critiqué la décision du président Mahmoud Ahmadinejad de faire passer les taux d’intérêt sous celui de l’inflation.
Le journal réformateur Mardomsalari a qualifié cette décision de « suicide économique », et cité un ancien ministre de l’Économie, le réformateur Saïd Shirkavand, pour qui « ce décret est incompréhensible pour tout économiste ou financier ». Le président iranien avait décidé mardi de réduire les taux d’intérêt des banques publiques et privées à 12 %, contre respectivement 14 % et 17 % auparavant.
La Banque centrale a prévu une hausse de l’indice des prix de 17 % pour l’année iranienne en cours (mars 2007-mars 2008), après 13,5 % en 2006-2007. Selon le quotidien centriste Kargozaran, la décision du président a entraîné une « peur de l’avenir dans les banques privées ». L’ex-directeur de la Bourse de Téhéran, Hossein Abdo Tabrizi, a estimé dans le journal que cette décision « ne bénéficierait pas à l’investissement et allait seulement terroriser les investisseurs » qui, a-t-il dit, vont craindre « que des décisions similaires ne soient prises par exemple pour fixer les prix des marchés d’actions ». Le journal centriste Ham Mihan a affirmé pour sa part que quelques heures avant l’annonce de la décision de M. Ahmadinejad, le ministre de l’Économie Davoud Danesh Jafari et le chef de la Banque centrale Ebrahim Sheibani avaient assuré que les taux d’intérêt resteraient inchangés. « Ils ignoraient que (le président) avait décidé de donner une douche froide au chef de l’équipe économique de son gouvernement afin de faire remonter la température de l’économie. »
Des économistes iraniens ont mis en garde à plusieurs reprises contre les risques d’une augmentation des liquidités qui alimenterait encore plus l’inflation.
Mais le président, élu en 2005 sur une plate-forme de justice sociale et de redistribution de la rente pétrolière, s’est engagé dans une politique de forte hausse des dépenses publiques.
Des économistes et journaux modérés iraniens ont sévèrement critiqué la décision du président Mahmoud Ahmadinejad de faire passer les taux d’intérêt sous celui de l’inflation.
Le journal réformateur Mardomsalari a qualifié cette décision de « suicide économique », et cité un ancien ministre de l’Économie, le réformateur Saïd Shirkavand, pour qui « ce décret est incompréhensible pour tout économiste ou financier ». Le président iranien avait décidé mardi de réduire les taux d’intérêt des banques publiques et privées à 12 %, contre respectivement 14 % et 17 % auparavant.
La Banque centrale a prévu une hausse de l’indice des prix de 17 % pour l’année iranienne en cours (mars 2007-mars 2008), après 13,5 % en 2006-2007. Selon le quotidien centriste Kargozaran, la décision du...
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