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Gemayel : L’État doit mettre fin à l’existence des îlots d’insécurité

Le chef supérieur du parti Kataëb, le président Amine Gemayel, a souligné hier que les Libanais vivent des heures cruciales, d’autant que « c’est la résurrection du Liban qui est en jeu ». Prenant la parole au cours de la réunion hebdomadaire que le bureau politique et le conseil central du parti Kataëb ont tenue hier à la maison centrale de Saïfi, le président Gemayel a réaffirmé qu’à la lumière des derniers événements sanglants qui ont secoué le Liban-Nord, l’État devrait assumer, seul, le maintien de la sécurité dans le pays et qu’il faudrait, parallèlement, mettre fin à l’existence des îlots d’insécurité qui devraient être cernés sur les plans politique, sécuritaire et populaire. Au début de la réunion, les membres du bureau politique et du conseil central ont observé une minute de silence en mémoire des martyrs de l’armée libanaise tombés lors des affrontements avec le groupuscule terroriste Fateh el-Islam. Évoquant au cours de cette réunion la conjoncture présente dans le pays, le président Gemayel a d’abord vivement stigmatisé les agressions qui ont pris pour cible l’armée à Tripoli, de même qu’il a condamné l’attentat terroriste perpétré tard dans la nuit de dimanche dernier à Achrafieh. Après avoir exprimé sa sympathie au commandement de l’armée pour les martyrs tombés au cours de ces combats, l’ancien chef de l’État a souligné que les développements survenus à Tripoli et Achrafieh « font revivre dans notre mémoire des souvenirs que l’on croyait être du passé ». Le président Gemayel a évoqué à ce propos les événements des années 70 « qui ont servi les intérêts de plusieurs parties dans la région et dans le monde au détriment de l’intérêt du Liban et des Libanais, et qui ont entraîné le pays sur la voie de guerres intestines ». Mettant l’accent sur la nécessité de ne pas appréhender les derniers événements « de manière superficielle, mais en examinant leurs causes profondes ainsi que les tenants et les aboutissants de tels développements », le chef supérieur des Kataëb a déclaré que « la seule solution possible est un retour aux institutions constitutionnelles et un appui soutenu à l’armée dans la lourde tâche qui lui a été confiée pour faire face au complot terroriste ». « Il s’est avéré en effet que ces groupuscules terroristes avaient les moyens de provoquer des conflagrations et de mener des opérations de grande envergure, d’autant qu’ils bénéficiaient d’une liberté de mouvement dans les quartiers résidentiels », a ajouté le président Gemayel. L’ancien chef de l’État a souligné dans ce contexte que les événements au Liban-Nord ont « remis sur le tapis le problème de l’armement palestinien, aussi bien en dehors qu’à l’intérieur des camps dont les habitants sont utilisés comme des boucliers humains par ces groupuscules ». « L’auto-immunité dont jouissent ces camps a été mise à profit par tous les hors-la-loi, et les miliciens locaux et étrangers venant de différents pays, lesquels considèrent ces camps comme des lieux de refuge, sans compter les gangs de diverses nationalités qui menacent la sécurité aussi bien des Libanais que des Palestiniens. » Après avoir réaffirmé que « le salut réside dans un retour au respect de l’esprit et de la lettre de la Constitution ainsi que de nos coutumes et traditions qu’a connues le Liban au cours de plusieurs décennies », le président Gemayel a déclaré : « Il faut mettre fin à toute dualité sécuritaire à l’intérieur et à l’extérieur des camps. Il faudrait mettre au point une formule qui permette à l’État d’assumer, seul, la responsabilité du maintien de la sécurité de manière à trancher le problème des îlots d’insécurité qui échappent au règne de la loi. Nous devons tous reconnaître qu’une telle approche constitue l’esquisse d’une feuille de route permettant d’aboutir à un Liban souverain, libre et indépendant. »
Le chef supérieur du parti Kataëb, le président Amine Gemayel, a souligné hier que les Libanais vivent des heures cruciales, d’autant que « c’est la résurrection du Liban qui est en jeu ». Prenant la parole au cours de la réunion hebdomadaire que le bureau politique et le conseil central du parti Kataëb ont tenue hier à la maison centrale de Saïfi, le président Gemayel a réaffirmé qu’à la lumière des derniers événements sanglants qui ont secoué le Liban-Nord, l’État devrait assumer, seul, le maintien de la sécurité dans le pays et qu’il faudrait, parallèlement, mettre fin à l’existence des îlots d’insécurité qui devraient être cernés sur les plans politique, sécuritaire et populaire. Au début de la réunion, les membres du bureau politique et du conseil central ont observé une minute de...