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Actualités - Chronologie

Le Conseil des ministres souligne sa détermination d’en finir avec Fateh el-Islam

Au terme d’une longue séance de plus de cinq heures, le Conseil des ministres a réaffirmé hier sa détermination d’en finir avec le « phénomène terroriste » que constitue Fateh el-Islam, tout en précisant que la bataille qui est menée actuellement contre le groupuscule fondamentaliste à Nahr el-Bared n’est en rien dirigée contre les Palestiniens, contre la légalité palestinienne. Le Conseil des ministres a d’ailleurs précisé que les nationalités des terroristes qui ont péri dimanche lors des affrontements prouvent que Fateh el-Islam n’a rien de palestinien.  Des sources ministérielles ont ainsi confirmé en soirée à L’Orient-Le Jour la volonté du gouvernement de renforcer l’armée en soldats et en équipements pour « détruire » définitivement Fateh el-Islam, sans toutefois porter atteinte aux civils qui se trouvent à l’intérieur du camp. Des contacts sont actuellement en cours avec différents « pays amis » pour obtenir l’aide nécessaire en équipements pour l’armée. Il n’y aura donc pas de « retour en arrière ». Selon d’autres sources, des contacts entre l’armée et les responsables palestiniens ont été établis pour évacuer les blessés de l’intérieur du camp et faire entrer des médicaments et les premiers soins. L’initiative serait tombée une première fois à l’eau après l’attaque de Fateh el-Islam contre le barrage de l’armée à l’entrée du camp de Nahr el-Bared, qui a fait trois morts. Mais, en soirée, cette « trêve » à caractère humanitaire et apparemment momentanée est entrée en vigueur le temps de l’évacuation des blessés. « L’armée libanaise est prête à arrêter les tirs si l’autre partie se conforme à un cessez-le-feu. Elle ne tirera pas si elle n’est pas attaquée », a ainsi indiqué une source officielle qui a requis l’anonymat. D’intenses tractations indirectes entre Fateh el-Islam et l’armée ont eu lieu en fin de journée par l’intermédiaire de la Jamaa islamiya, pour aboutir à cette trêve, ont indiqué à l’AFP des participants aux contacts. Les contacts se sont poursuivis durant toute la séance du Conseil des ministres entre le Premier ministre, Fouad Siniora, et les responsables des factions palestiniennes, pour suivre la situation sur le terrain. C’est au moment où le porte-parole du gouvernement, le ministre de l’Information Ghazi Aridi, s’apprêtait à s’exprimer à l’issue de la réunion que l’explosion s’est produite à Verdun. Cependant, les ministres n’en ont pas eu vent immédiatement, et il a fallu que les journalistes informent M. Aridi de l’explosion. Le Conseil des ministres a par ailleurs appelé les Libanais à se rassembler autour de l’armée dans la confrontation actuelle. Il a également mis l’accent sur sa volonté de démasquer les coupables des attentats terroristes, y compris celui qui s’est produit dimanche soir à Achrafieh. Sur un autre plan, et dans le cadre de ses résolutions, le Conseil a décidé de créer une « carte de l’immigré » et de donner à la chaîne OTV une fréquence pour pouvoir émettre. Siniora Durant la journée, Fouad Siniora avait reçu au Sérail le représentant personnel du secrétaire général de l’ONU, Geir Pedersen, qui a exprimé ses condoléances aux parents des martyrs de l’armée et des victimes de l’explosion d’Achrafieh. M. Pedersen a souhaité que les coupables soient sanctionnés. Il a également souhaité qu’il y ait une issue régulière aux concertations qui se déroulent à l’ONU pour la création du tribunal. Il a enfin exprimé ses craintes vis-à-vis des événements de Tripoli, condamnant les actes terroristes. M. Siniora a ensuite accordé audience à l’ambassadeur de France, Bernard Émié, qui a apporté son soutien au gouvernement, dans la lignée du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. M. Émié a mis l’accent sur la nécessité de la création du tribunal international, condamné l’attentat d’Achrafieh et présenté ses condoléances aux familles des martyrs de l’armée. Fouad Siniora s’est enfin entretenu avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, le président égyptien Hosni Moubarak et le roi Abdallah II de Jordanie.
Au terme d’une longue séance de plus de cinq heures, le Conseil des ministres a réaffirmé hier sa détermination d’en finir avec le « phénomène terroriste » que constitue Fateh el-Islam, tout en précisant que la bataille qui est menée actuellement contre le groupuscule fondamentaliste à Nahr el-Bared n’est en rien dirigée contre les Palestiniens, contre la légalité palestinienne. Le Conseil des ministres a d’ailleurs précisé que les nationalités des terroristes qui ont péri dimanche lors des affrontements prouvent que Fateh el-Islam n’a rien de palestinien. 
Des sources ministérielles ont ainsi confirmé en soirée à L’Orient-Le Jour la volonté du gouvernement de renforcer l’armée en soldats et en équipements pour « détruire » définitivement Fateh el-Islam, sans toutefois porter atteinte aux...