La Juventus Turin, victorieuse à Arezzo (5-1) samedi, a assuré son accession en Série A dans une ambiance qui tenait plus du soulagement et de la satisfaction du devoir accompli que de l’ivresse des grandes victoires.
Au coup de sifflet final, joueurs et membres de l’encadrement se sont congratulés avant d’aller saluer les quelques centaines de supporteurs réunis dans un virage. La joie n’était pas feinte, mais les Bianconeri n’ont pas non plus surjoué. Cinq minutes plus tard, il n’y avait plus personne sur la pelouse tandis que les tifosi quittaient promptement les tribunes sur fond de collines garnies de cyprès, ce qui donnait aux environs du « stadio communale » d’Arezzo des airs de carte postale de la Toscane.
Les tifosi avaient de toute façon prévenu : il n’était pas question de se « lâcher » car la Série B, une sanction « injuste » malgré le scandale des matches truqués, n’est pas digne de la « Vieille Dame ».
Remonter en Série A, c’est une victoire, mais certainement pas un triomphe ou un exploit pour la Juve. On attendait du club piémontais qu’il remonte en Série A au terme d’une saison de purgatoire en Série B, il l’a fait.
Aussi la joie était-elle synonyme de soulagement. Un soulagement traduit par le maillot rose que tous les joueurs avaient enfilé pour la circonstance et où il était inscrit en gros « BastA!!! » (« Ça suffit ») avec le « B » barré et le « A » en majuscule.
Un « basta » comme pour dire : « Nous avons payé. Nous revoilà. »
« Il n’y a rien de prévu ce soir. On fera un dîner entre nous la semaine prochaine », assurait ensuite le défenseur Giorgio Chiellini, signe que les joueurs entendaient rester très sages. « Je ne sais pas si quelque chose est prévu », renchérissait l’entraîneur Didier Deschamps.
Celui-ci s’était auparavant félicité de voir ses joueurs « fêter spontanément la montée sans se soucier si cela a de la valeur. Ce n’est jamais facile de gagner. Aujourd’hui, on a quand même souffert lors des 20 premières minutes ».
Le technicien français était apparu décontracté et souriant, fraîchement douché après avoir été aspergé de champagne, et soulagé, lui aussi, au terme d’une saison éprouvante : « C’est sûr, je suis plus relâché parce que nous sommes en Série A. »
Peu après, c’était au tour de Pavel Nedved de s’exprimer. Lui n’était ni joyeux ni soulagé, mais semblait épuisé. « C’était vraiment très dur cette saison, très physique. On était attendus partout. C’était stressant. »
« Maintenant, je me sens libre. Je veux désormais me reposer et réfléchir. Je suis fatigué », continuait le Tchèque d’une voix monocorde mais au diapason d’un Deschamps qui n’avait pas manqué de souligner à quel point la saison avait été exigeante : « On est toujours tombés sur des adversaires surmotivés. Mais j’ai eu la chance d’avoir un grand groupe, qui a toujours eu la volonté de lutter et de vaincre ensemble. »
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Juventus Turin, victorieuse à Arezzo (5-1) samedi, a assuré son accession en Série A dans une ambiance qui tenait plus du soulagement et de la satisfaction du devoir accompli que de l’ivresse des grandes victoires.
Au coup de sifflet final, joueurs et membres de l’encadrement se sont congratulés avant d’aller saluer les quelques centaines de supporteurs réunis dans un virage. La joie n’était pas feinte, mais les Bianconeri n’ont pas non plus surjoué. Cinq minutes plus tard, il n’y avait plus personne sur la pelouse tandis que les tifosi quittaient promptement les tribunes sur fond de collines garnies de cyprès, ce qui donnait aux environs du « stadio communale » d’Arezzo des airs de carte postale de la Toscane.
Les tifosi avaient de toute façon prévenu : il n’était pas question de se « lâcher »...