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Roman Polanski se rebelle contre la «pauvreté» des questions de la presse

Le cinéaste français d’origine polonaise Roman Polanski s’est rebellé en pleine conférence de presse au Festival de Cannes hier, jugeant les questions des journalistes « pauvres », et les accusant de ne « plus s’intéresser au cinéma ». Avec une trentaine d’autres cinéastes, Roman Polanski participait à la conférence de presse qui a suivi la projection de Chacun son cinéma, un film hommage pour lequel chacun a composé un sketch de trois minutes, commandé par le président du Festival Gilles Jacob pour cette 60e édition. « Moi, je propose de raccourcir cette conférence », a-t-il soudain lancé en français, à quelques minutes de la fin. « Je crois que c’est une occasion unique, vraiment rare, d’avoir une telle assemblée de metteurs en scène importants, assis, faisant face à un public de critiques... et avoir des questions tellement pauvres ! » a poursuivi Polanski, récompensé d’une Palme d’or pour Le Pianiste en 2002. « Je crains vraiment que c’est l’ordinateur qui vous a abaissés à ce niveau », a-t-il ajouté, les yeux baissés et l’air las, «que vous ne vous intéressez plus à ce qui se passe au cinéma, que vous ne tapez plus parce que vous n’avez plus besoin de clavier: vous transférez une information que vous obtenez avec votre souris, sur le papier que vous allez donner à la rédaction ».
Le cinéaste français d’origine polonaise Roman Polanski s’est rebellé en pleine conférence de presse au Festival de Cannes hier, jugeant les questions des journalistes « pauvres », et les accusant de ne « plus s’intéresser au cinéma ». Avec une trentaine d’autres cinéastes, Roman Polanski participait à la conférence de presse qui a suivi la projection de Chacun son cinéma, un film hommage pour lequel chacun a composé un sketch de trois minutes, commandé par le président du Festival Gilles Jacob pour cette 60e édition. « Moi, je propose de raccourcir cette conférence », a-t-il soudain lancé en français, à quelques minutes de la fin. « Je crois que c’est une occasion unique, vraiment rare, d’avoir une telle assemblée de metteurs en scène importants, assis, faisant face à un public de critiques... et...