Rachida Dati, fille d’immigrés
mais pas l’« Arabe de service »
le 19 mai 2007 à 00h00
À 41 ans, Rachida Dati, nommée ministre de la Justice, devient la première personnalité d’origine maghrébine à décrocher un grand ministère en France, après avoir été la révélation médiatique de la campagne de Nicolas Sarkozy.
Fille d’un ouvrier marocain et d’une mère algérienne, cette magistrate célibataire a été la porte-parole de M. Sarkozy durant la bataille pour la présidence, sa présence comme son large sourire l’ayant rapidement imposée. Elle a acquis en quelques mois un poids qui la propulse aujourd’hui au premier plan, après avoir officié dans l’ombre des cabinets ministériels, dévouée au service de M. Sarkozy, un fervent partisan de la « discrimination positive ». Pour en arriver là, elle avait dû écrire à trois reprises à Nicolas Sarkozy.
Avant de côtoyer les hautes sphères de la politique, Rachida Dati, une élégante brune aux yeux sombres, a connu une autre vie, plus difficile. Née le 27 novembre 1965 à Saint-Rémy (centre-Est), elle a grandi dans un quartier défavorisé, faisant des ménages avec sa mère avant de travailler un temps comme aide-soignante. Elle s’occupait de ses frères et sœurs (elle est la deuxième d’une lignée de douze enfants, huit filles et quatre garçons), tout en étudiant avec assiduité.
Elle a expliqué ne pas vouloir s’en plaindre, ni s’en glorifier. « Il faut arrêter de ne voir dans la population d’origine immigrée que des gens à problèmes », confiait-elle récemment, avant d’ajouter « pour (Nicolas Sarkozy), je ne suis pas l’Arabe de service ». Le quotidien de gauche Libération l’a récemment décrite comme la « figure parfaite d’une intégration heureuse », dans un pays où les émeutes de 2005 dans les banlieues à forte proportion d’habitants d’origine immigrée ont mis en lumière les fractures qui minent le pays.
À 41 ans, Rachida Dati, nommée ministre de la Justice, devient la première personnalité d’origine maghrébine à décrocher un grand ministère en France, après avoir été la révélation médiatique de la campagne de Nicolas Sarkozy.
Fille d’un ouvrier marocain et d’une mère algérienne, cette magistrate célibataire a été la porte-parole de M. Sarkozy durant la bataille pour la présidence, sa présence comme son large sourire l’ayant rapidement imposée. Elle a acquis en quelques mois un poids qui la propulse aujourd’hui au premier plan, après avoir officié dans l’ombre des cabinets ministériels, dévouée au service de M. Sarkozy, un fervent partisan de la « discrimination positive ». Pour en arriver là, elle avait dû écrire à trois reprises à Nicolas Sarkozy.
Avant de côtoyer les hautes sphères...
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