Rechercher
Rechercher

Actualités

Nations unies Élections au Conseil des droits de l’homme : échec du Belarus

Le Belarus, bête noire des ONG pour son piètre bilan en matière de droits de l’homme, a échoué hier dans sa tentative d’obtenir un siège au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Avec 72 voix au second tour de scrutin, il a été battu par la Bosnie-Herzégovine (112 voix), a annoncé la présidente de l’Assemblée générale, Haya Rashed al-Khalifa. Les deux pays étaient en ballottage après le premier tour. L’ambassadeur des États-Unis à l’ONU, Zalmay Khalilzad, s’est aussitôt félicité de ce résultat, rappelant que « certains qualifient le Belarus de dernière dictature en Europe ». Les États-Unis, qui n’ont pas approuvé les statuts de ce Conseil basé à Genève lors de sa création l’an dernier, n’y siègent pas. « C’est un moment extrêmement important », a déclaré à l’AFP Steve Crawshaw, porte-parole de l’organisation new-yorkaise Human Rights Watch (HRW). La Bosnie n’a posé sa candidature que quelques jours avant le vote. L’ambassadeur du Soudan, Abdalmahmood Abdalhaleem, a vivement dénoncé pour sa part « les pressions » exercées selon lui par les Occidentaux sur certains pays pour qu’ils ne votent pas pour le Belarus. « J’ai voté pour le Belarus », a-t-il dit avec un grand sourire, affirmant que « les pressions risquent de braquer les États au lieu de les convaincre » et plaidant plutôt pour « la coopération ». Le Soudan est dans le collimateur des Occidentaux au Conseil de sécurité, qui l’accusent de violations massives des droits de l’homme dans sa province du Darfour. Également au second tour, l’Italie a obtenu un siège dévolu au groupe « Europe de l’Ouest et autres », avec 101 voix, battant le Danemark (86 voix). Ces deux pays avaient obtenu le même nombre de voix au premier tour. Douze autres pays avaient été élus dès le premier tour, parmi lesquels l’Angola, l’Égypte et le Qatar dont les candidatures avaient également été dénoncées par les ONG, mais pas avec autant de virulence que celle du Belarus. « Le moins qu’on puisse dire est que certains des gouvernements qui ont été élus ont des bilans douteux en matière de droits de l’homme », a dit M. Crawshaw, faisant allusion à l’Égypte. Les élus du premier tour sont l’Afrique du Sud, l’Angola, l’Égypte et Madagascar pour l’Afrique ; l’Inde, l’Indonésie, les Philippines et Qatar pour l’Asie ; la Slovénie pour le groupe est-européen ; la Bolivie et le Nicaragua pour l’Amérique latine-Caraïbes, et les Pays-Bas pour l’Europe de l’Ouest. Le Conseil compte 47 membres au total. Selon son règlement, chaque candidat est censé être évalué selon des critères comme les droits politiques, et les libertés publiques et de la presse, ainsi que sur son attitude à l’ONU en matière de promotion des droits de l’homme. Ce Conseil a été créé en 2006, dans le cadre de la réforme de l’ONU, pour remplacer la Commission des droits de l’homme, discréditée car des pays au bilan peu reluisant en la matière pouvaient y siéger. Mais le Conseil est déjà controversé à son tour. Ses détracteurs, dont les États-Unis, lui reprochent de tergiverser lorsqu’il s’agit de se saisir de questions comme le Darfour et de passer son temps à critiquer Israël.
Le Belarus, bête noire des ONG pour son piètre bilan en matière de droits de l’homme, a échoué hier dans sa tentative d’obtenir un siège au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Avec 72 voix au second tour de scrutin, il a été battu par la Bosnie-Herzégovine (112 voix), a annoncé la présidente de l’Assemblée générale, Haya Rashed al-Khalifa. Les deux pays étaient en ballottage après le premier tour. L’ambassadeur des États-Unis à l’ONU, Zalmay Khalilzad, s’est aussitôt félicité de ce résultat, rappelant que « certains qualifient le Belarus de dernière dictature en Europe ». Les États-Unis, qui n’ont pas approuvé les statuts de ce Conseil basé à Genève lors de sa création l’an dernier, n’y siègent pas. « C’est un moment extrêmement important », a déclaré à l’AFP Steve...