Blair s’allie à Bush jusqu’au bout
dans la défense de la guerre
le 18 mai 2007 à 00h00
Le président américain, George W. Bush, et le Premier ministre britannique, Tony Blair, sont restés unis jusqu’à leur dernière conférence de presse commune hier à la Maison-Blanche dans la défense de la guerre en Irak. Et quelques semaines avant de céder la tête du gouvernement, plus que probablement à son ministre des Finances Gordon Brown, M. Blair s’est dit convaincu que celui-ci préserverait l’alliance entre les deux pays dans la guerre « en Irak, en Afghanistan et ailleurs ».
M. Blair, allié indéfectible, jusqu’à être surnommé de « caniche », de M. Bush, effectuait sa dernière visite de Premier ministre à la Maison-Blanche. MM. Bush et Blair se retrouveront lors du sommet des pays industrialisés début juin en Allemagne. Mais leur ultime apparition conjointe devant la presse à la Maison-Blanche leur a donné l’occasion de dire ensemble qu’ils ne « regrettaient » rien dans la relation privilégiée qui les lie depuis plus de six ans, à commencer par le combat côte à côte en Irak. Les deux hommes ont aussi rivalisé d’expressions d’amitié, voire d’admiration.
« Je l’ai admiré en tant que président, a déclaré M. Blair, et je le considère comme un ami. J’ai estimé que nous devions être aux côtés de l’Amérique après le 11 septembre. Je n’ai jamais dévié de ce point de vue. Je ne regrette pas ce point de vue. Je suis fier de la relation entre nos deux pays. » « Et je prendrais à nouveau la même position d’alliance avec l’Amérique », a-t-il insisté. « Je pensais à l’époque, et je pense encore aujourd’hui, que c’était la bonne décision. L’histoire jugera », a-t-il dit.
Avec un Irak toujours au bord de sombrer dans le chaos plus de quatre ans après l’invasion, M. Bush se débat lui aussi avec une opposition croissante à la guerre. Il met en œuvre un nouveau plan qui paraît celui de la dernière chance. Lui aussi s’en est remis au jugement de la postérité. Mais il n’a pas tari d’éloges sur M. Blair, un « grand ami », un « penseur stratégique », un homme qui « voit au-delà de l’horizon » et que les dirigeants du monde entier « écoutent ». « Est-ce que travailler avec Tony Blair va me manquer ? Un peu ! » s’est-il exclamé. M. Bush a cependant souligné que M. Blair était toujours à son poste et a refusé qu’on « fasse des claquettes sur sa tombe ».
Le président américain, George W. Bush, et le Premier ministre britannique, Tony Blair, sont restés unis jusqu’à leur dernière conférence de presse commune hier à la Maison-Blanche dans la défense de la guerre en Irak. Et quelques semaines avant de céder la tête du gouvernement, plus que probablement à son ministre des Finances Gordon Brown, M. Blair s’est dit convaincu que celui-ci préserverait l’alliance entre les deux pays dans la guerre « en Irak, en Afghanistan et ailleurs ».
M. Blair, allié indéfectible, jusqu’à être surnommé de « caniche », de M. Bush, effectuait sa dernière visite de Premier ministre à la Maison-Blanche. MM. Bush et Blair se retrouveront lors du sommet des pays industrialisés début juin en Allemagne. Mais leur ultime apparition conjointe devant la presse à la Maison-Blanche leur...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.