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L’Amérique et ses doubles je(ux) LES SORTIES DE LA SEMAINE

The Good Sheperd, de Robert de Niro Avec Matt Damon, Angelina Jolie, Joe Pesci et Alec Baldwin… C’est une histoire de CIA. Mais pas n’importe quelle histoire. Une histoire de confiance. Mais pas comme les autres. L’histoire d’un homme, mais pas n’importe lequel. Bref, c’est un drame psychologique sur fond de CIA. L’histoire d’un homme recruté par cette organisation gouvernementale, qui venait d’être créée après la Seconde Guerre mondiale et dont le pouvoir va grandir à travers les crises que traverse successivement l’Amérique jusqu’à celle de la Baie des Cochons. C’est surtout l’histoire de ce petit garçon auquel le père a révélé avant de mourir le grand secret de la confiance et qui se verra, avec le temps, en proie à la paranoïa la plus injustifiée. Nation, famille ? Ou famille, nation ? Une équation que peu d’hommes, qui occupent des postes importants dans leur pays, savent résoudre. Il faut toujours sacrifier l’une d’entre elles. Ayant mûri ce projet depuis une dizaine d’années, Robert de Niro revient derrière la caméra après son premier film Il était une fois le Bronx, tourné il y a treize ans. Il nous livre une œuvre très bien travaillée techniquement, mais un peu déshumanisée. « Le meilleur est l’ennemi du bien » dit-on. Ce dicton s’applique très bien à ce film. En effet, à vouloir trop bien faire, De Niro a oublié l’essentiel : les petites failles qui font la différence entre un devoir d’école bien rédigé et une œuvre de génie. Un scénario impeccable, signé Eric Roth (Ali, Forrest Gump...) ; des acteurs complets, qui rivalisent par leur jeu dépouillé ; une photo bien léchée. Mais une action un peu lente (surtout que le film dure 2h47 minutes) et un désir trop évident de vouloir faire parfait. Dommage Bob ! Aurait pu faire mieux ! CONCORDE, ZOUK, ABRAJ Man of the Year, de Barry Levinson Avec Robin Williams, Christopher Walken et Laura Linney. Il est vrai que dans cette comédie satirique, comme tant d’autres films à la sauce US, chacun en prend pour son compte : les médias, le milieu politique et les inventeurs d’ordinateurs qui régissent tout ce petit monde américain. Il est aussi vrai que Laura Linney est toujours aussi « hyper », que Robin Williams fait toujours les mêmes blagues et que Christopher Walken affiche toujours son air snob. Mais ce qui est surtout vrai, c’est qu’on a toujours beaucoup de plaisir à voir une œuvre signée Barry Levinson, car il est de ces scénaristes et réalisateurs qui réservent souvent des surprises. L’auteur de Good Morning Vietnam (1988), de Bugsy, de Toys (1993), mais surtout de Rain Man (1988) (qui lui valut la consécration aux Oscars), le Levinson à plusieurs casquettes (scénariste, réalisateur et producteur), ne se confine jamais dans un genre donné. Il surfe sur les comédies dramatiques avec autant d’aisance que sur les comiques. Et ce film-là en est la preuve. Servie par trois bons acteurs qui se sont faits plutôt rares dernièrement, l’histoire raconte l’aventure de cet animateur de talk-show incarné, bien sûr, par Robin Williams, qui va se lancer par simple amusement dans la course à la présidence des États-Unis. Si Walken pèche par son minimalisme, Williams et Linney sont là pour compenser, en gestes et mimiques. Une heure trente de franche rigolade, où émissions de télévision et œuvre cinématographique fusionnent en toute harmonie pour ne donner que du bon spectacle. CONCORDE, ZOUK, ABRAJ, ST-ÉLIE Sorties prévues pour le 24 mai 2007 – Peaceful Warrior, de Victor Salva, avec Scott Mechlowicz, Nick Nolte et Amy Smart. – The Magic Roundabout, de Dave Borthwick, avec les voix d'Henri Salvador et Vanessa Paradis.

The Good Sheperd,
de Robert de Niro

Avec Matt Damon, Angelina Jolie, Joe Pesci et Alec Baldwin…
C’est une histoire de CIA. Mais pas n’importe quelle histoire. Une histoire de confiance. Mais pas comme les autres. L’histoire d’un homme, mais pas n’importe lequel.
Bref, c’est un drame psychologique sur fond de CIA. L’histoire d’un homme recruté par cette organisation gouvernementale, qui venait d’être créée après la Seconde Guerre mondiale et dont le pouvoir va grandir à travers les crises que traverse successivement l’Amérique jusqu’à celle de la Baie des Cochons.
C’est surtout l’histoire de ce petit garçon auquel le père a révélé avant de mourir le grand secret de la confiance et qui se verra, avec le temps, en proie à la paranoïa la plus injustifiée.
Nation, famille ?...