Les économies des monarchies pétrolières du Golfe devraient progresser en 2007 à un rythme plus lent en raison d’une baisse des cours et de la production de brut, mais elles devront résister aux chocs, selon le Fonds monétaire international (FMI).
« La raison pour laquelle nous relevons un ralentissement est que la production pétrolière stagne, voire régresse », a déclaré le chef du FMI pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale, Mohsen Khan.
Seule l’économie de l’Arabie saoudite, la plus grande au Moyen-Orient et en Asie centrale, devrait légèrement croître en termes réels au taux de 4,8 %, contre 4,6 % en 2006, a indiqué le FMI dans un rapport sur les perspectives économiques dans la région.
Mais la légère baisse de la croissance ne signifie pas un réel ralentissement, car les chiffres demeurent rassurants.
Le PIB des Émirats arabes unis et du Qatar connaîtra une croissance en termes réels respectivement de 8,2 % et de 8,0 %, contre 9,7 % et 8,8 % en 2006, selon le FMI.
Néanmoins, la croissance du PIB au Koweït baissera de 5 % en 2006 à 3,5 % cette année, alors que celle de Bahreïn passera à 6,9 %, contre 7,7 %.
À Oman, le taux de croissance du PIB évoluera quasiment au même rythme que l’an dernier, passant de 5,9 % à 6,0 % en 2007.
Les cours du brut ont atteint un record de 78 dollars le baril à l’été 2006 avant de tomber à 49,9 dollars en janvier. Des réductions de l’offre par l’OPEP en novembre et février ont depuis permis une hausse de 30 % des prix.
M. Khan a indiqué que les économies du CCG étaient « viables » et à même de résister à d’autres baisses des cours du brut, les risques géopolitiques ne pouvant que gonfler les recettes des pays producteurs de pétrole grâce à l’envolée des prix du brut.
« Les risques géopolitiques ne feraient que pousser les prix à la hausse (...). Lorsque les gens parlent de risques géopolitiques, cela est presque un mot de passe signifiant une hausse des prix du brut », a-t-il ajouté.
Il a prédit que le PIB hors pétrole allait poursuivre sa croissance dans les pays du Golfe qui devront, selon lui, prendre cela en compte lorsqu’ils évaluent leur performance économique.
« Le PIB hors pétrole s’est développé rapidement. Il va continuer à croître » en dépit de la baisse de la croissance du PIB pétrolier, a-t-il indiqué.
Il a progressé de 11,1 % en 2006 aux Émirats arabes unis et il devrait évoluer au taux 10,1 % en 2007. En Arabie saoudite, il devrait augmenter de 6,9 % en 2007, contre 7,3 % en 2006.
En valeur nominale, les six monarchies arabes du Golfe devraient connaître une croissance plus grande du PIB, à l’exception du Koweït dont le PIB devrait baisser de 96,1 milliards de dollars à 95,4 milliards de dollars.
Le PIB saoudien devrait atteindre les 354,9 milliards de dollars, contre 348,6 milliards de dollars en 2006, et celui des Émirats les 186,2 milliards de dollars contre 168,5 milliards de dollars l’année dernière.
Le Qatar, riche en gaz naturel, verra son PIB passer à 57,3 milliards de dollars contre 52,7 milliards de dollars en 2006.
Bahreïn et Oman, les deux seules monarchies du Golfe qui ne font pas partie de l’OPEP, devraient voir leur PIB augmenter respectivement à 17,5 milliards de dollars et 38,3 milliards de dollars, contre 16,1 milliards de dollars et 36 milliards de dollars en 2006.
Au total, le PIB des six monarchies devrait augmenter en valeur nominale à 749,6 milliards de dollars en 2007, contre 718 milliards de dollars en 2006.
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