L’association Nature sans frontières (NSF) a dénoncé un nouveau massacre de la nature, photos à l’appui : des carrières qui ont défiguré une zone encore très boisée du Chouf, et très riche en eau, allant de Nabeh es-Safa à Aïn Dara. Mahmoud Ahmadié, président de NSF, qui a organisé une tournée sur le site, a révélé que des explosifs avaient été utilisés pour arriver à la couche de sable.
« La catastrophe s’étend sur une superficie de 20 000 mètres carrés, a estimé M. Ahmadié. Nous avons recensé, en trois minutes, cinq camions chargés de sable, ce qui signifie qu’environ 400 camions font le va-et-vient par jour. Cela donne une idée de l’ampleur de la destruction qui s’opère, notamment au niveau de la couverture végétale, surtout les pins. »
Et d’ajouter : « Avant de parler de la dimension légale de la catastrophe, nous avons constaté qu’entre 1 500 à 2 000 arbres ont été déracinés. Nous nous demandons si une étude d’impact environnemental a été effectuée, non seulement pour la couverture végétale, mais pour les ressources hydrauliques et les puits artésiens également. »
M. Ahmadié a stigmatisé le fait que « la corruption sévit des plus hauts échelons du pouvoir aux plus bas ». Il a déploré le non- respect de la loi, évoquant une décision ministérielle qui porte le numéro 100 et qui interdit d’octroyer des permis de carrières dans les endroits boisés ou à potentiel touristique. Il a rappelé que les délais administratifs « concentrent en eux la corruption et le contournement de la loi ». D’un point de vue écologique, il a considéré que « l’utilisation des explosifs est extrêmement dangereuse parce qu’elle détruit la sainte trinité de la nature : l’eau, le sol et l’air ».
L’association Nature sans frontières (NSF) a dénoncé un nouveau massacre de la nature, photos à l’appui : des carrières qui ont défiguré une zone encore très boisée du Chouf, et très riche en eau, allant de Nabeh es-Safa à Aïn Dara. Mahmoud Ahmadié, président de NSF, qui a organisé une tournée sur le site, a révélé que des explosifs avaient été utilisés pour arriver à la couche de sable.
« La catastrophe s’étend sur une superficie de 20 000 mètres carrés, a estimé M. Ahmadié. Nous avons recensé, en trois minutes, cinq camions chargés de sable, ce qui signifie qu’environ 400 camions font le va-et-vient par jour. Cela donne une idée de l’ampleur de la destruction qui s’opère, notamment au niveau de la couverture végétale, surtout les pins. »
Et d’ajouter : « Avant de parler de la...
L'actualité du Liban et de la région analysée et décryptée par nos journalistes. Découvrez tout notre contenu pour seulement 1 $ pendant 3 mois.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.