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Travelling L’année des grands retours ou lorsque Hollywood bégaie

Cette année est marquée par les grands retours ou, ce qu’on appelle communément en langage cinématographique, les remakes. Après une longue absence, Rocky Balboa a fait son entrée et c’est au tour de l’homme araignée Spiderman de revenir actuellement dans une troisième édition en attendant le sympathique Mr Willis dans un quatrième Die Hard et le fabuleux Depp dans son nouveau Pirates of the Carribean. C’est ce qui nous amène à nous interroger sur ce phénomène de remake tellement répandu dans la production hollywoodienne. Le cinéma américain est-il en panne d’idées. Commence-t-il à bégayer ? À se répéter ? Tant dans le sujet du film que dans son script ou son interprétation, cette tendance à la répétition (au goût de déjà-vu) crée parfois la surprise. Plus d’un remake s’avérera donc passionnant, voire nouveau, à l’exemple du Psycho de Gus Van Sant, qui reprit la même démarche du maître Hitchcock. Les films fantastiques sont ceux qui subissent le plus la politique de sérialisation. Que de Massacres à la tronçonneuse ou I Know what you Did Last Summer, de Halloween ou encore de Star Wars. Le public en redemande toujours et les Américains vont non seulement chercher les sujets dans leurs anciennes productions, mais dans les autres pays. Avec un public qui ne supporte ni les doublages ni les sous-titrages, l’industrie cinématographique américaine va souvent racheter les droits des films étrangers pour les réaliser « at home ». Citons à ce propos l’exemple de True Lies, qui était à l’origine Le zèbre, Breathless, tiré du film À bout de souffle de Godard, et Trois hommes et un couffin, qui donna le fameux Three Men and a Baby. La réplique plus ou moins exacte d’un même script ne devenant pas satisfaisante pour fidéliser le public, vint alors l’idée de la fidélisation à la star puis à la série, où apparaissait un même héros. La notion de remake devient alors une suite, une séquelle ou une « préquelle » (suite d’un film sur un épisode antérieur). D’où l’expansion du serial. Le public restait retenu par une liane à la fin de l’épisode (d’où le mot « cliffhanger ») et il devait attendre impatiemment le retour de son héros dans d’autres aventures. Les acteurs, à leur tour, devenaient sérialisés, phagocytés par leurs propres rôles. Ce n’était plus Christopher Reeves, Toby Maguire ou Georges Clooney qu’on attendait, mais Superman, Spiderman et Batman. Le cinéma après tout n’est-il pas une histoire de mythes ?

Cette année est marquée par les grands retours ou, ce qu’on appelle communément en langage cinématographique, les remakes. Après une longue absence, Rocky Balboa a fait son entrée et c’est au tour de l’homme araignée Spiderman de revenir actuellement dans une troisième édition en attendant le sympathique Mr Willis dans un quatrième Die Hard et le fabuleux Depp dans son nouveau Pirates of the Carribean. C’est ce qui nous amène à nous interroger sur ce phénomène de remake tellement répandu dans la production hollywoodienne. Le cinéma américain est-il en panne d’idées. Commence-t-il à bégayer ? À se répéter ?
Tant dans le sujet du film que dans son script ou son interprétation, cette tendance à la répétition (au goût de déjà-vu) crée parfois la surprise. Plus d’un remake s’avérera donc...