Marseille et Sochaux se trouvent au cœur d’une folle semaine, avec chacun un match de championnat important dans la course à l’Europe ce soir (Sochaux reçoit Monaco tandis que Marseille accueille Nancy) avant de se retrouver en finale de la Coupe de France samedi.
Tour d’horizon
des questions soulevées
Choisir entre Coupe et championnat ? Albert Emon, entraîneur de Marseille, dit vouloir « dissocier les deux matchs Nancy/Sochaux » : « Il faut s’enlever complètement de la tête le match de samedi et jouer sans retenue. Car ce match contre Nancy constitue un vrai tournant de la saison. Il faudra y entrer à 200 %. » « Il n’y a pas à focaliser plus sur une chose que sur une autre », lance de son côté Carrasso, tandis que Zubar prévient : « Si l’on pense trop à cette finale, on va se faire marcher dessus, il n’y a pas à gérer. »
Dans les têtes marseillaises, un autre élément entre en ligne de compte : éviter le « syndrome de Strasbourg ». Lors de la 37e journée de la saison dernière, Strasbourg, déjà relégué en L2, était venu faire match nul 2-2, coupant les jambes de l’OM dans la course à la Ligue des champions. Dans le Doubs, le discours diffère, notamment chez Alain Perrin, qui prône une approche globale en tenant compte du match du week-end précédent : « On ne peut dissocier aucun de ces trois rendez-vous. Ces trois matchs forment un tout, ils forment une série. »
Faire tourner ?
« Le sujet est difficile, c’est un assez gros problème, commente Emon. Car certains joueurs sont dans le rythme des matchs, et ce sont eux qui ont la possibilité d’être compétitifs 95 minutes durant. »
Perrin, lui, devrait faire tourner son effectif et donner plus de temps de jeu contre Monaco aux éléments qui ont peu ou pas joué contre Valenciennes ce week-end. C’est le cas du milieu de terrain Karim Ziani par exemple, qui était suspendu contre l’équipe nordiste. « Il pourra enchaîner sans problème le match de mercredi et la finale », annonce ainsi l’entraîneur sochalien.
S’il a beaucoup d’alternatives en attaque – « J’ai cinq ou six joueurs quasiment interchangeables » –, l’entraîneur sochalien est plus embarrassé avec sa défense : « C’est là que je rencontre le plus de problèmes. » L’incertitude pesant sur l’état de santé de Jérémie Bréchet (début de pubalgie) est évidemment très préjudiciable et s’ajoute au cas de Lionel Potillon, qui vient tout juste de reprendre avec l’équipe de CFA et n’est pas à 100 %.
Cadences infernales ?
« C’est un avantage de rejouer rapidement après Monaco (ce week-end), car le match est encore dans toutes les têtes. Il y a de l’excitation », savoure Carrasso, ravi de cet enchaînement. Perrin, lui, est moins enthousiaste. « Jouer deux rencontres à trois jours d’intervalle n’est pas un problème pour un professionnel, mais trois en huit jours, c’est autre chose », souligne l’entraîneur des Lionceaux.
« Je dois quelque part réaliser un exercice d’équilibriste, déplore encore le technicien sochalien. On ne peut que regretter la façon dont a été fait le calendrier. Une situation semblable s’était déjà produite avant la finale de la Coupe de la Ligue entre Bordeaux et Lyon. Les internationaux des deux équipes n’étaient rentrés que le mercredi pour préparer une finale ayant lieu le samedi. Or, on devrait avoir une semaine complète pour préparer un tel événement. »
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Choisir entre Coupe et championnat ? Albert Emon, entraîneur de Marseille, dit vouloir « dissocier les deux matchs Nancy/Sochaux » : « Il faut s’enlever complètement de la tête le match de samedi et jouer sans retenue. Car ce match contre Nancy constitue un vrai tournant de la saison. Il faudra y entrer à 200 %. » « Il n’y a pas à focaliser plus sur une chose que sur une autre », lance de son côté Carrasso, tandis que Zubar prévient : « Si l’on pense trop à cette finale, on va se faire...