Moallem critique les statuts « sans précédent »
du tribunal international
le 01 mai 2007 à 00h00
Le chef de la diplomatie syrienne, Walid Moallem, a critiqué les statuts « sans précédent dans l’histoire » du tribunal international pour juger les assassins de Rafic Hariri, dans une interview à la chaîne de télévision ANB.
Les statuts de ce tribunal « sont sans précédent dans l’histoire des tribunaux internationaux », a-t-il déclaré dans l’interview diffusée dans la nuit de dimanche à lundi.
« Ces statuts feront du procureur général (qui sera désigné par l’ONU) un haut-commissaire non seulement au Liban, mais dans toute la région », a-t-il ajouté.
M. Moallem a mis en garde le Conseil de sécurité contre l’adoption d’un tel tribunal, « qui répond aux intérêts particuliers de la France et des États-Unis », et dont les conséquences seraient « négatives pour le Liban ».
« Un tel tribunal pourrait conduire à des divisions au Liban (...) nous souhaitons que les Libanais se mettent d’accord entre eux » sur son adoption, a-t-il dit. La Syrie affirme qu’elle n’est « pas concernée par ce tribunal ».
« Il faut distinguer la création de ce tribunal et ses statuts », a souligné M. Moallem.
Évoquant les relations libano-syriennes, M. Moallem a indiqué que « le climat actuel n’est pas propice à l’établissement de relations diplomatiques », en raison des « attaques contre la Syrie de la part de membres du gouvernement et de la majorité parlementaire » libanaise.
Il a par ailleurs réaffirmé la libanité des fermes de Chebaa, indiquant qu’un tracé des frontières dans ce secteur entre le Liban et la Syrie interviendrait après le retrait israélien.
Le chef de la diplomatie syrienne, Walid Moallem, a critiqué les statuts « sans précédent dans l’histoire » du tribunal international pour juger les assassins de Rafic Hariri, dans une interview à la chaîne de télévision ANB.
Les statuts de ce tribunal « sont sans précédent dans l’histoire des tribunaux internationaux », a-t-il déclaré dans l’interview diffusée dans la nuit de dimanche à lundi.
« Ces statuts feront du procureur général (qui sera désigné par l’ONU) un haut-commissaire non seulement au Liban, mais dans toute la région », a-t-il ajouté.
M. Moallem a mis en garde le Conseil de sécurité contre l’adoption d’un tel tribunal, « qui répond aux intérêts particuliers de la France et des États-Unis », et dont les conséquences seraient « négatives pour le Liban ».
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