Tranchant clairement avec la réaction radicale du chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad (lire par ailleurs), plusieurs responsables de l’opposition, tous interrogés par l’agence Akhbar Loubnan, ont salué les récentes prises de position du chef du PSP et ténor de la majorité, Walid Joumblatt.
Ainsi, le député Mohammad Haïdar (Hezb) a rendu hommage, avec « un esprit très positif » au « grand sens des responsabilités » du leader druze, souhaitant que sa prise de position soit suivie « d’actes à même de diffuser la crise actuelle. Mais il est trop tôt pour juger », a-t-il ajouté, écartant un éventuel contact téléphonique entre Walid Joumblatt et Hassan Nasrallah. Même son de cloche pour Hassan Fadlallah, également député hezbollahi, qui a qualifié le discours du chef du PSP de « positif », espérant lui aussi qu’il sera « traduit par des actes ». Il en a profité pour affirmer que l’élection du prochain chef de l’État nécessite la présence de 85 députés, « un quorum dont ne dispose ni la majorité ni l’opposition ».
Député du bloc Amal, Anouar el-Khalil a été encore plus loin : « La position du député Joumblatt est celle d’un homme d’État », a-t-il dit, ajoutant : « Il a tourné la page des crispations pour ouvrir celle d’un dialogue sage, qui pave donc la voie à une grande ouverture entre les différentes parties politiques. » Pour le député druze, l’entretien téléphonique entre Nabih Berry et Walid Joumblatt « a prouvé que tout le monde a beaucoup d’estime » pour ce qu’a fait le chef du PSP. Quant au ministre démissionnaire de la Santé, Mohammad Khalifé, également proche du président de la Chambre, il a estimé que les positions du député du Chouf sont « sages ; il ne faut pas les considérer comme étant ponctuelles, mais les développer et faire en sorte qu’elles se retrouvent avec d’autres afin que l’on puisse sortir de la crise ».
De l’autre côté de l’opposition, le député CPL Walid Khoury a estimé, pour sa part, que la position joumblattienne « constitue une charnière importante », qu’elle a commencé à installer « une ambiance de dialogue dont les résultats pourraient se traduire » bientôt. « Pour cela, il faut aboutir à un gouvernement d’union nationale, et le président Siniora ainsi que le député Joumblatt ont commencé à accepter l’idée du dialogue et à cesser de s’appuyer sur des forces extérieures ».
Aridi et Zahra : Aucun
changement politique
Satisfait de toutes ses louanges, le ministre de l’Information, Ghazi Aridi, interrogé par la LBCI, a assuré que ce dernier n’a absolument pas changé sa politique. Une position confirmée par le député FL du Batroun, Antoine Zahra, qui a affirmé au micro de La Voix du Liban que la réaction du chef du PSP et des pôles du 14 Mars était « un appel au calme afin que soit évitée toute réaction intempestive, et pour que les autorités sécuritaires et judiciaires assument leurs responsabilités ».
Le député Zahra a mis en garde contre une « extrapolation médiatique » de ces propos, « destinée à faire croire que le député Joumblatt a changé ses positions. Or il n’en est rien », a-t-il dit.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Tranchant clairement avec la réaction radicale du chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad (lire par ailleurs), plusieurs responsables de l’opposition, tous interrogés par l’agence Akhbar Loubnan, ont salué les récentes prises de position du chef du PSP et ténor de la majorité, Walid Joumblatt.
Ainsi, le député Mohammad Haïdar (Hezb) a rendu hommage, avec « un esprit très positif » au « grand sens des responsabilités » du leader druze, souhaitant que sa prise de position soit suivie « d’actes à même de diffuser la crise actuelle. Mais il est trop tôt pour juger », a-t-il ajouté, écartant un éventuel contact téléphonique entre Walid Joumblatt et Hassan Nasrallah. Même son de cloche pour Hassan Fadlallah, également député hezbollahi, qui a qualifié le discours du chef du PSP de...