Gemayel : Taëf peut évoluer, mais de l’intérieur des institutions
le 28 avril 2007 à 00h00
L’ancien président de la République, Amine Gemayel, a souligné hier que Taëf n’était pas « inerte » et qu’il pouvait évoluer, à condition que cette évolution se fasse à l’intérieur des institutions. Il a à cet égard dénoncé les tentatives de certaines parties de les « dynamiter ».
« Il y a aujourd’hui une tentative de la part de plusieurs protagonistes de provoquer une relecture de l’accord de Taëf », a déclaré M. Gemayel à la Voix du peuple.
« Le Liban est une mosaïque de communautés. Si le cadre unissant cette mosaïque s’effondre, il est difficile de le recomposer. C’est pourquoi nous n’avons pas intérêt à ce que Taëf et la Constitution s’effondrent. Ce qui est souhaitable, c’est que le changement ait lieu par le biais des institutions et par le biais de Taëf. Car Taëf n’est pas inerte, mais je crains les tentatives de certains de le dynamiter afin de pousser le pays vers le vide constitutionnel puis d’y instaurer un système alternatif dont les contours ne sont pas clairs », a-t-il ajouté.
Estimant que l’enlèvement puis l’assassinat de Ziad Kabalan et de Ziad Ghandour visaient à semer la discorde et aggraver les divisions, M. Gemayel a rendu hommage au « grand sens des responsabilités dont ont fait preuve les divers leaderships politiques, à commencer par Walid Joumblatt, Nabih Berry et Hassan Nasrallah ». « Tous les leaderships ont agi pour éviter au Liban de verser dans l’interdit », a-t-il poursuivi.
Au sujet des menaces de troubles qui seraient causés par l’adoption du tribunal international, M. Gemayel a dit : « Nous faisons à tort assumer au tribunal la responsabilité de la crise au Liban. En réalité, la crise a commencé avant le tribunal et se poursuivra après. Le plus dangereux, c’est l’état de pourrissement dans lequel se trouvent les institutions. »
À propos de la présidentielle, il a souligné la nécessité de la tenue du scrutin dans les délais prévus, accusant le chef de l’État actuel d’avoir « suspendu la Constitution ».
« Je ne sais pas quelles seront les portes de sortie que nous trouverons » pour que l’élection présidentielle se déroule, « mais nous sommes contraints de trouver une solution », a-t-il dit.
Sur les caractéristiques du prochain président, M. Gemayel a dit : « Il faut qu’il représente le nerf chrétien, qu’il inspire la confiance, rétablisse le rôle et l’importance symbolique de la fonction, qu’il soit en mesure d’établir une relation avec tous les Libanais et qu’il fasse oublier tout le passif de la présidence actuelle. »
L’ancien président de la République, Amine Gemayel, a souligné hier que Taëf n’était pas « inerte » et qu’il pouvait évoluer, à condition que cette évolution se fasse à l’intérieur des institutions. Il a à cet égard dénoncé les tentatives de certaines parties de les « dynamiter ».
« Il y a aujourd’hui une tentative de la part de plusieurs protagonistes de provoquer une relecture de l’accord de Taëf », a déclaré M. Gemayel à la Voix du peuple.
« Le Liban est une mosaïque de communautés. Si le cadre unissant cette mosaïque s’effondre, il est difficile de le recomposer. C’est pourquoi nous n’avons pas intérêt à ce que Taëf et la Constitution s’effondrent. Ce qui est souhaitable, c’est que le changement ait lieu par le biais des institutions et par le biais de Taëf. Car Taëf...
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