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Bishara s’est exilé pour rallier des soutiens avant un éventuel retour

Le député arabe israélien démissionnaire Azmi Bishara entend organiser en exil une campagne de soutien international avant un éventuel retour en Israël pour affronter les accusations qui l’ont conduit à quitter le Parlement. M. Bishara, virulent critique de la politique israélienne à l’égard des Palestiniens et proche de la Syrie, a présenté sa démission de la Knesset dimanche à l’ambassade d’Israël au Caire, annonçant qu’il ne retournerait pas pour le moment en Israël, où il est sous le coup d’une enquête policière. « Il restera à l’étranger pour organiser une campagne de solidarité arabe et internationale pour se préparer à la confrontation » avec les autorités israéliennes, a déclaré à l’AFP le secrétaire général de son parti, le Rassemblement national démocratique (RND), Awad Abdelfattah. Il a ajouté que malgré sa démission de la Knesset, M. Bishara, 50 ans, député depuis 1996, resterait à la tête du RND, connu sous l’acronyme hébreu de Balad, et « poursuivrait ses activités politiques ». M. Abdelfattah a par ailleurs indiqué que la police israélienne avait mis sous scellés le bureau de M. Bishara à la Knesset immédiatement après l’annonce de sa démission. Chrétien originaire de Galilée, M. Bishara, qui détient un doctorat en philosophie, avait quitté Israël au début du mois d’avril. Il défend la conception d’un État d’Israël « pour tous ses citoyens », qui se traduirait en pratique par un partage égal du pouvoir entre les juifs et les quelque 1,2 million d’Arabes de descendance palestinienne dont il est un des représentants les plus connus. Un avocat druze, Saïd Naffaa, a été désigné par le RND pour remplacer M. Bishara à la Knesset.
Le député arabe israélien démissionnaire Azmi Bishara entend organiser en exil une campagne de soutien international avant un éventuel retour en Israël pour affronter les accusations qui l’ont conduit à quitter le Parlement. M. Bishara, virulent critique de la politique israélienne à l’égard des Palestiniens et proche de la Syrie, a présenté sa démission de la Knesset dimanche à l’ambassade d’Israël au Caire, annonçant qu’il ne retournerait pas pour le moment en Israël, où il est sous le coup d’une enquête policière. « Il restera à l’étranger pour organiser une campagne de solidarité arabe et internationale pour se préparer à la confrontation » avec les autorités israéliennes, a déclaré à l’AFP le secrétaire général de son parti, le Rassemblement national démocratique (RND), Awad...