Kanaan : Il faut soustraire le tribunal
aux tiraillements politiques locaux
le 21 avril 2007 à 00h00
Pour le député du Metn-Nord, membre du Bloc aouniste du changement et de la réforme, Ibrahim Kanaan, l’adoption du tribunal spécial chargé de juger les assassins de Rafic Hariri « doit être soustraite aux tiraillements politiques locaux ». « La question n’est pas de savoir si ce tribunal va être adopté sous le chapitre VII ou le chapitre VI, a souligné Ibrahim Kanaan. La vraie question est la suivante : y aura-t-il un tribunal qui remplira effectivement sa mission, c’est-à-dire faire pleinement aboutir la justice, ou bien y aura-t-il une exploitation à des fins qui n’ont absolument rien à voir avec cet objectif ? » s’est-il interrogé.
M. Kanaan s’est également demandé « sur quelle institution constitutionnelle le tribunal s’appuierait en cas d’adoption sous le chapitre VII, et sur quelle base s’établira la coopération entre les Nations unies et le Liban ». Il en a profité pour affirmer que la majorité « est incapable de protéger le Liban de l’internationalisation ; cela est de la responsabilité du pouvoir, or l’État n’existe pas », a-t-il estimé.
Également membre du bloc parlementaire aouniste, Nabil Nicolas a indiqué dans une déclaration hier que la crise au Liban se situe au niveau du gouvernement et non pas du tribunal spécial.
Estimant que la mise sur pied de ce tribunal sous le chapitre VII pourrait avoir pour conséquence de détériorer davantage la situation dans le pays, il s’est interrogé sur le point de savoir pourquoi les remarques formulées par le Hezbollah au sujet du statut du tribunal ne sont pas « objectivement discutées dans le cadre d’une commission spécialisée ».
M. Nicolas a mis l’accent sur la nécessité de régler la crise libanaise avant la fin du mandat du président de la République pour permettre au Parlement d’élire un nouveau chef de l’État. Il a souligné que la participation du CPL au gouvernement « constitue un facteur de stabilité et non pas de tension », estimant que s’il en est empêché, « c’est parce qu’il veut combattre la corruption et empêcher ceux qui ne veulent pas que les Palestiniens rentrent chez eux d’atteindre leurs objectifs ».
Le député a en outre affirmé que le CPL insiste pour connaître la vérité sur tous les crimes commis sur le territoire libanais.
Pour le député du Metn-Nord, membre du Bloc aouniste du changement et de la réforme, Ibrahim Kanaan, l’adoption du tribunal spécial chargé de juger les assassins de Rafic Hariri « doit être soustraite aux tiraillements politiques locaux ». « La question n’est pas de savoir si ce tribunal va être adopté sous le chapitre VII ou le chapitre VI, a souligné Ibrahim Kanaan. La vraie question est la suivante : y aura-t-il un tribunal qui remplira effectivement sa mission, c’est-à-dire faire pleinement aboutir la justice, ou bien y aura-t-il une exploitation à des fins qui n’ont absolument rien à voir avec cet objectif ? » s’est-il interrogé.
M. Kanaan s’est également demandé « sur quelle institution constitutionnelle le tribunal s’appuierait en cas d’adoption sous le chapitre VII, et sur quelle base...
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