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Amnesty réclame l’abolition de la peine de mort en Irak

Amnesty International a réclamé l’abolition de la peine de mort en Irak, dont l’application a conduit à l’exécution d’une centaine de personnes dans le pays depuis 2004. « Depuis la réintroduction de la peine de mort en août 2004, plus de 270 personnes ont été condamnées à mort en Irak et au moins 100 personnes auraient été exécutées », affirme Amnesty dans un rapport. « Au moins 65 personnes, dont au moins deux femmes, auraient été exécutées en 2006 », précise l’organisation. Amnesty précise que l’Irak « figure à présent parmi les pays avec le plus grand nombre de personnes exécutées en 2006 ». « La restauration de la peine de mort en Irak représente un recul profondément rétrograde », estime Amnesty, qui dénonce son caractère « cruel et inhumain ». Elle « appelle le gouvernement irakien à établir immédiatement un moratoire sur les exécutions dans la perspective d’une abolition totale de la peine de mort ». L’organisation de défense des droits de l’homme se dit aussi préoccupée par le fait que de nombreuses exécutions ordonnées par la Cour centrale criminelle d’Irak (CCCI) ont suivi des « procès pas équitables ». Elle dénonce également des « confessions télévisées avant procès », des aveux qui auraient été obtenus sous la torture, ainsi que le manque d’accès des personnes condamnées à des avocats. Amnesty rappelle que la peine de mort avait été abolie en juin 2003 après l’invasion de l’Irak par les troupes de la coalition américano-britannique, puis rétablie en 2004 par le gouvernement intérimaire irakien.
Amnesty International a réclamé l’abolition de la peine de mort en Irak, dont l’application a conduit à l’exécution d’une centaine de personnes dans le pays depuis 2004. « Depuis la réintroduction de la peine de mort en août 2004, plus de 270 personnes ont été condamnées à mort en Irak et au moins 100 personnes auraient été exécutées », affirme Amnesty dans un rapport. « Au moins 65 personnes, dont au moins deux femmes, auraient été exécutées en 2006 », précise l’organisation. Amnesty précise que l’Irak « figure à présent parmi les pays avec le plus grand nombre de personnes exécutées en 2006 ». « La restauration de la peine de mort en Irak représente un recul profondément rétrograde », estime Amnesty, qui dénonce son caractère « cruel et inhumain ». Elle « appelle le...