Hamadé : Le tribunal passera, inéluctablement, par l’entente ou le chapitre VII
le 19 avril 2007 à 00h00
Le ministre des Télécoms, Marwan Hamadé, a affirmé hier que le tribunal à caractère international verra inéluctablement le jour. Si sa création ne passe pas par une entente interlibanaise, elle le sera par le chapitre VII de la Charte de l’ONU.
« Nous exhortons nos collègues députés, le président de la Chambre et les partis politiques à mettre cette question (le tribunal) de côté à travers une entente intérieure et un vote à la Chambre. Cela est probablement plus digne pour le Liban », a déclaré M. Hamadé à la presse.
« Cependant, nous le disons avec insistance : si nous continuons à nous heurter à ce mur pour ce qui est du tribunal, nous irons aux Nations unies et nous demanderons l’adoption d’une résolution sous le chapitre VII, autrement dit, sous le chapitre qui contraint tous les États à coopérer avec le tribunal international », a-t-il averti.
« Je m’interroge : pourquoi l’existence du tribunal générerait-elle des problèmes ? Pour moi, il y aurait des problèmes si le tribunal n’existait pas. Je me souviens des quatre magistrats tués au Liban-Sud (en 1999). Est-ce ainsi que la justice fonctionne, sans que rien n’arrive plusieurs années après ? Voulons-nous continuer dans le feuilleton du crime ? Le tribunal international protège l’opposition autant que la majorité. Il protège tout le monde contre la poursuite des assassinats et il ne sera pas politisé », a-t-il affirmé.
« Tout le monde s’interroge : pourquoi toute cette panique autour du tribunal s’il passe à travers les institutions libanaises et si l’ONU choisit avec soin les magistrats ? Si, par exemple, on choisit un juge suisse, sud-africain, indonésien, russe ou chinois, où se trouve le danger de politisation ? Aucun magistrat américain ou israélien ne sera choisi parce que les Nations unies ne le feraient pas et nous n’accepterions pas », a-t-il souligné.
Pour M. Hamadé, « le problème est clair : il y a un criminel qui, au fur et à mesure que l’enquête se rapproche de lui et que la mise en place du tribunal se concrétise, renverse la table et pousse des Libanais (à s’y opposer), et c’est lui qui répand la rumeur qui veut que le tribunal signifie la guerre civile ».
« En cas de non-adoption par les voies institutionnelles libanaises, le tribunal passera inéluctablement par la voie du chapitre VII », a insisté M. Hamadé.
Le ministre des Télécoms, Marwan Hamadé, a affirmé hier que le tribunal à caractère international verra inéluctablement le jour. Si sa création ne passe pas par une entente interlibanaise, elle le sera par le chapitre VII de la Charte de l’ONU.
« Nous exhortons nos collègues députés, le président de la Chambre et les partis politiques à mettre cette question (le tribunal) de côté à travers une entente intérieure et un vote à la Chambre. Cela est probablement plus digne pour le Liban », a déclaré M. Hamadé à la presse.
« Cependant, nous le disons avec insistance : si nous continuons à nous heurter à ce mur pour ce qui est du tribunal, nous irons aux Nations unies et nous demanderons l’adoption d’une résolution sous le chapitre VII, autrement dit, sous le chapitre qui contraint tous les États à...
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