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Marseille pour assurer la saison, Nantes pour la sauver

Le premier vit sa pire saison en Ligue 1, le second peut encore tout espérer ou tout perdre au bout du compte : c’est donc une demi-finale de Coupe de France à gros enjeu qui opposera ce soir au Vélodrome Nantes à Marseille. L’équation marseillaise est aussi simple que connue. Sans titre depuis 1993 et la victoire en Ligue des champions, le club le plus populaire de France veut mettre fin à ce qu’il vit comme une incongruité au vu de son statut et de ses « ambitions naturelles », selon le terme de son président Pape Diouf. L’OM aurait pu clore ce long et mauvais feuilleton la saison dernière. Mais, après une demi-finale splendide contre Rennes (3-0), les Marseillais calèrent en finale contre le Paris-SG (2-1), avec la nette et amère impression de n’avoir pu exprimer leurs qualités. Il est rare qu’une équipe s’offre deux finales à la suite et les dirigeants marseillais sont bien conscients de l’aubaine qui se profile. « C’est une chance extraordinaire d’aller au Stade de France. Nous voulons faire rêver nos 60 000 supporteurs, pour qu’ils puissent encore espérer », s’enflamme le coach Albert Émon. Longtemps spécialiste de l’épreuve (10 victoires), l’OM pourrait aussi s’assurer avec la Coupe une participation européenne que son parcours en championnat ne lui garantit toujours pas. À force de lambiner en L1 (5e à 6 points de la 2e place et à 4 de la 3e), l’objectif Ligue des champions a pris du plomb dans l’aile. Au vu des positions extrêmement resserrées en haut du classement, l’espoir demeure toutefois. Avant de recevoir Sochaux puis Troyes en championnat, l’OM sait qu’il joue là « la semaine de sa saison », comme le dit son capitaine Habib Beye. Une longue mise au vert a donc été décrétée pour insister sur l’enjeu, même si ce type de retraite déjà expérimenté cette saison n’a pas toujours porté ses fruits. Nantes surmotivé La récente double confrontation avec Nantes en L1 n’a pas non plus souri à l’OM. À l’aller, les hommes d’Émon subissaient à la Beaujoire leur première défaite de l’année, pour les débuts de l’entraîneur Georges Eo (2-1). Et au Vélodrome, le duo Der Zakarian-N’Doram réussissait tout autant son baptême du feu (0-0), s’appuyant sur un grand Fabien Barthez. C’étaient là du reste les seuls faits d’armes de la saison des Canaris, toujours bons derniers de L1 et plus que jamais promis à la relégation en L2, pour la première fois depuis 1963. Les attaquants marseillais avaient il est vrai facilité la tâche de l’ex-gardien phocéen en lui tirant dessus à plusieurs reprises. Et Beye ne doute pas que Barthez sera de nouveau au rendez-vous : « Il va motiver ses partenaires et il abordera ce match avec une énorme sérénité. » Pour avoir vécu lui-même avec Strasbourg en 2001 ce genre de situation critique pour finir par gagner la coupe, Beye sait aussi que Nantes, six fois demi-finaliste lors des huit dernières saisons, sera « surmotivé ». « Nous étions condamnés à la descente à 75 %. Mais la Coupe était devenue presque plus importante que le maintien », se souvient Beye aujourd’hui. Et comme le dit N’Doram : « On n’arrive pas en finale par hasard. Y parvenir, c’est une manière de prouver qu’on n’est pas à notre place en championnat. Il faut se lâcher. On ne peut pas descendre plus bas. » En effet...

Le premier vit sa pire saison en Ligue 1, le second peut encore tout espérer ou tout perdre au bout du compte : c’est donc une demi-finale de Coupe de France à gros enjeu qui opposera ce soir au Vélodrome Nantes à Marseille.
L’équation marseillaise est aussi simple que connue. Sans titre depuis 1993 et la victoire en Ligue des champions, le club le plus populaire de France veut mettre fin à ce qu’il vit comme une incongruité au vu de son statut et de ses « ambitions naturelles », selon le terme de son président Pape Diouf.
L’OM aurait pu clore ce long et mauvais feuilleton la saison dernière. Mais, après une demi-finale splendide contre Rennes (3-0), les Marseillais calèrent en finale contre le Paris-SG (2-1), avec la nette et amère impression de n’avoir pu exprimer leurs qualités.
Il est rare qu’une...