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Bnacheï Frangié : Je suis inquiet pour l’avenir des chrétiens...

Recevant des délégations du courant des Marada venues de Beyrouth, du Metn et du Kesrouan, l’ancien ministre Sleimane Frangié a affirmé qu’il est inquiet pour l’avenir des chrétiens à cause de la politique suivie actuellement par les pôles chrétiens du 14 Mars. Selon lui, l’avenir des chrétiens ne peut être assuré en dehors d’une arabité orientaliste, alors que les cantons et la partition les placeront hors de leur environnement naturel. Frangié a déclaré que l’adoption du statut du tribunal à caractère international sous le chapitre VII équivalait à placer le Liban sous tutelle internationale, comme ce fut le cas en Irak et au Kosovo, et dans ce cas, a-t-il ajouté, les Libanais pourront dire adieu à leur rêve d’indépendance et de souveraineté. L’ancien ministre a aussi précisé que l’alliance entre les différentes parties au sein de l’opposition est solide et très importante, car elle peut affronter les complots contre le Liban de la majorité, dictés par les États-Unis et Israël. S’adressant directement aux délégations du courant des Marada, Frangié a affirmé que ces nouvelles figures sont la preuve de l’expansion du courant dans toutes les régions libanaises, et cela, selon lui, dans l’intérêt du pays, non pour des intérêts particuliers. L’ancien ministre a aussi expliqué aux délégations le passé des Marada, bien ancrés dans leur environnement et qui ont montré à travers les années qu’ils étaient sur la bonne voie pour la protection des chrétiens. Frangié a ajouté : « Nous sommes fiers de notre passé et nous ne craignons personne. C’est pourquoi nous sommes convaincus que la politique est un espace ouvert à tous. En ce qui nous concerne, nous sommes en train d’étudier un système de présidence rotative du courant pour que cette présidence ne soit pas monopolisée par une personne ou une famille. » Frangié a rappelé que les Marada ont été constants dans leur politique car elle émane de convictions profondes et non d’intérêts personnels. Il a aussi évoqué les alliances stratégiques avec le CPL, le Hezbollah, le mouvement Amal, le parti de l’émir Talal Arslane, le PSNS et d’autres. « Nous avons un projet clair, a déclaré Frangié et c’est aux gens de choisir celui qu’ils jugent bon pour eux. Nous autres, nous avons grandi dans l’idée qu’Israël est notre ennemi et les autres veulent que nous changions cette conviction en 24h. Nous sommes à l’aise dans nos alliances, et au sein de l’opposition, nous travaillons ensemble pour un projet de loi électorale équilibrée et équitable. » Frangié a réitéré son appui à l’adoption du caza comme circonscription électorale, tout en précisant que les parties chrétiennes du 14 Mars rejettent cette formule et espéraient que l’opposition viendrait d’Amal ; mais lorsque le président Berry a accepté, ces parties n’ont plus su quoi faire et elles ont lancé l’idée d’une circonscription uninominale. « Nous l’acceptons, a ajouté Frangié. Mais ces parties ont lancé cette idée pour pouvoir revenir à la loi de 2000, sans laquelle elles ne pourraient être réélues au Parlement. » Au sujet d’un éventuel retour des forces syriennes au Liban, Frangié a précisé que les circonstances régionales et internationales ne sont pas favorables à un tel retour. « Mais si cela devait se produire, ce serait désastreux pour nous, car nous étions opposés au comportement des Syriens au Liban, tout en étant d’accord avec eux sur le plan stratégique. » Frangié a estimé, par ailleurs, que les parties chrétiennes du 14 Mars sont responsables de la marginalisation de la présidence de la République.
Recevant des délégations du courant des Marada venues de Beyrouth, du Metn et du Kesrouan, l’ancien ministre Sleimane Frangié a affirmé qu’il est inquiet pour l’avenir des chrétiens à cause de la politique suivie actuellement par les pôles chrétiens du 14 Mars. Selon lui, l’avenir des chrétiens ne peut être assuré en dehors d’une arabité orientaliste, alors que les cantons et la partition les placeront hors de leur environnement naturel.
Frangié a déclaré que l’adoption du statut du tribunal à caractère international sous le chapitre VII équivalait à placer le Liban sous tutelle internationale, comme ce fut le cas en Irak et au Kosovo, et dans ce cas, a-t-il ajouté, les Libanais pourront dire adieu à leur rêve d’indépendance et de souveraineté.
L’ancien ministre a aussi précisé que l’alliance...