Rizk : Nous avons besoin
d’un nouveau style présidentiel
le 10 avril 2007 à 00h00
Le ministre de la Justice, Charles Rizk, a affirmé hier que la présidence de la République constitue pour lui un « engagement » et qu’il n’est nul besoin aujourd’hui de remplacer un président par un autre, une personne par une autre.
«Nous avons besoin d’une nouvelle présidence, d’un nouveau style présidentiel visant à replâtrer une institution qui est désormais marginalisée, ce qui impose au président d’être détenteur d’une vision qu’il traduira dans son action au cours des six prochaines années », a indiqué M. Rizk, dans un entretien au Anba’ koweïtien.
« Le président de la République n’a pas de pouvoir dans le sens de prérogative indépendante. Dans le cadre du système parlementaire, il est lié par le contreseing du président du Conseil et du ministre concerné. Le pouvoir exécutif n’est pas entre ses mains, mais entre celles du gouvernement. Le président est l’autorité de référence, l’arbitre et le refuge pour tous les Libanais », a poursuivi Charles Rizk.
« Je ne perçois pas le pouvoir et la présidence de la République comme une récompense qui se prend et se donne, mais comme un engagement que prendra celui qui pourra assumer cette responsabilité », a ajouté M. Rizk.
Le ministre de la Justice a, par ailleurs, indiqué que le dossier du tribunal à caractère international est formé de deux parties : le statut du tribunal, élaboré en coordination avec les juges libanais et internationaux, et l’accord entre le Liban et l’ONU portant création du tribunal. « Ce qu’il faut, c’est remplacer l’accord par une décision du Conseil de sécurité au cas où le pouvoir libanais n’arrive pas à le ratifier selon les procédures constitutionnelles », a-t-il noté. « Quant au statut, il reste le même, dans son respect des autorités judiciaires libanaises et la souveraineté libanaise », a-t-il ajouté.
« Je crains que si les Libanais ne parviennent pas à s’entendre sur l’adoption du tribunal, le Conseil de sécurité le fasse en vertu du chapitre VII de la Charte de l’ONU. Je souhaite qu’il n’en soit pas ainsi, parce qu’il s’agit de la plus mauvaise des solutions », a conclu M. Rizk.
Le ministre de la Justice, Charles Rizk, a affirmé hier que la présidence de la République constitue pour lui un « engagement » et qu’il n’est nul besoin aujourd’hui de remplacer un président par un autre, une personne par une autre.
«Nous avons besoin d’une nouvelle présidence, d’un nouveau style présidentiel visant à replâtrer une institution qui est désormais marginalisée, ce qui impose au président d’être détenteur d’une vision qu’il traduira dans son action au cours des six prochaines années », a indiqué M. Rizk, dans un entretien au Anba’ koweïtien.
« Le président de la République n’a pas de pouvoir dans le sens de prérogative indépendante. Dans le cadre du système parlementaire, il est lié par le contreseing du président du Conseil et du ministre concerné. Le pouvoir exécutif...
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