Sacrée famille!
Ingrid Bergman et Isabella Rossellini
le 05 avril 2007 à 00h00
Un visage doux de madone, un regard glacial venu de ce pays de grands froids qu’est la Suède, deux vies naviguant en eaux « troubles ». Mis à part le lien de sang, voilà les points communs qui unissent Ingrid Bergman, la mère, et Isabella Rossellini, la fille. Une même carrière et des tempéraments de feu, mais néanmoins des destins totalement différents.
Celle qui fut appelée comme « l’illustre cadeau de la Suède à Hollywood » va devenir brusquement en 1949, aux yeux de la prude Amérique, « l’apôtre de l’avilissement de Hollywood » pour avoir abandonné mari et enfant et suivi le réalisateur italien Roberto Rossellini.
Ingrid Bergman continuera, malgré le désavœu du milieu hollywoodien, à accumuler les succès : Stromboli (1950), Jeanne d’Arc (1954) et, par la suite, Anastasia (1956) qui lui vaut son second Oscar ; des films qui n’ont rien à envier à Intermezzo (1939) ou à Casablanca (1942) et qui vont la réconcilier avec Hollywood tout en confirmant son talent. Elle est enfin nommée après sa mort, par l’American Film Institute, quatrième meilleure actrice de l’histoire du cinéma.
De sa liaison avec Rossellini, Bergman eut trois enfants dont seule Isabella suivra les traces de sa mère. D’abord habilleuse sur les films de son père, la jeune fille ne tarde pas à apparaître devant la caméra. De beau mannequin (sans ride aucune) pour L’Oréal, elle se transformera en femme sulfureuse et énigmatique. C’est David Lynch, son compagnon de l’époque, qui lui offre des rôles ambigus de femme atypique, comme dans Blue Velvet ou Sailor et Lula. Une manière de voir de l’autre côté du miroir et de remuer la lave qui couve sous ce volcan endormi.
Un visage doux de madone, un regard glacial venu de ce pays de grands froids qu’est la Suède, deux vies naviguant en eaux « troubles ». Mis à part le lien de sang, voilà les points communs qui unissent Ingrid Bergman, la mère, et Isabella Rossellini, la fille. Une même carrière et des tempéraments de feu, mais néanmoins des destins totalement différents.
Celle qui fut appelée comme « l’illustre cadeau de la Suède à Hollywood » va devenir brusquement en 1949, aux yeux de la prude Amérique, « l’apôtre de l’avilissement de Hollywood » pour avoir abandonné mari et enfant et suivi le réalisateur italien Roberto Rossellini.
Ingrid Bergman continuera, malgré le désavœu du milieu hollywoodien, à accumuler les succès : Stromboli (1950), Jeanne d’Arc (1954) et, par la suite, Anastasia (1956) qui lui...
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