Rechercher
Rechercher

Actualités

Une ministre koweïtienne prête serment sans le hijab, exigé par des islamistes

La nouvelle ministre koweïtienne de l’Éducation, Nouriya al-Sebih, a prêté serment hier au Parlement, s’attirant les protestations des députés islamistes pour n’avoir pas mis le hijab, ou foulard islamique. Alors que Mme Sebih commençait à prêter serment, quelques parlementaires se sont mis à la chahuter. « Elle ne devait pas être autorisée à prêter serment sans se conformer aux règles de la charia », a lancé le député islamiste et tribal Daifallah Bouramia, que le président du Parlement, Jassem al-Khorafi, n’avait pas autorisé à s’exprimer au micro. Imperturbable, Mme Sebih a terminé sa prestation de serment sous les applaudissements d’une cinquantaine de femmes, la plupart ne portant pas le hijab, venues la soutenir depuis la tribune du public. La plupart des députés islamistes et tribaux, qui contrôlent le Parlement de 50 députés élus, n’ont pas participé aux protestations. Mme Sebih, deuxième femme ministre dans le riche émirat pétrolier, occupe cette fonction depuis la formation du nouveau gouvernement le 25 mars. Le cas de Maasouma al-Moubarak, la première femme devenue ministre il y a près de deux ans, ne pose pas de problème car elle porte déjà le hijab.
La nouvelle ministre koweïtienne de l’Éducation, Nouriya al-Sebih, a prêté serment hier au Parlement, s’attirant les protestations des députés islamistes pour n’avoir pas mis le hijab, ou foulard islamique.
Alors que Mme Sebih commençait à prêter serment, quelques parlementaires se sont mis à la chahuter. « Elle ne devait pas être autorisée à prêter serment sans se conformer aux règles de la charia », a lancé le député islamiste et tribal Daifallah Bouramia, que le président du Parlement, Jassem al-Khorafi, n’avait pas autorisé à s’exprimer au micro.
Imperturbable, Mme Sebih a terminé sa prestation de serment sous les applaudissements d’une cinquantaine de femmes, la plupart ne portant pas le hijab, venues la soutenir depuis la tribune du public.
La plupart des députés islamistes et tribaux, qui...