La politique iranienne envers l’Irak est « schizophrénique », estime Khalilzad
le 26 mars 2007 à 00h00
L’Iran mène en Irak une politique « schizophrénique », en soutenant à la fois le gouvernement et les milices extrémistes, a déclaré hier l’ambassadeur américain à Bagdad, Zalmay Khalilzad, qui quittera son poste dans les prochains jours. « Je crois que l’Iran a une politique schizophrénique. D’un côté, il a bien accueilli le changement de régime et soutient le gouvernement irakien, mais de l’autre, il y a des preuves très claires de son soutien en armement, entraînement et argent aux milices extrémistes », a affirmé l’ambassadeur. « L’Iran a soutenu le renversement du régime de Saddam Hussein, soutient le processus démocratique en Irak, la majorité de la population étant chiite, mais au même moment, il mène une politique visant à faire échouer la coalition » menée par les États-Unis, a-t-il ajouté. « Cette politique est opposée aux intérêts de la majorité du gouvernement irakien : la coalition se trouve en Irak à sa demande, et sous mandat des Nations unies », a poursuivi M. Khalilzad, 55 ans, d’origine afghane et de confession musulmane. En outre, pour le colonel américain David Sutherland, qui commande la brigade en charge de la province de Diyala, région fontalière de l’Iran théâtre de sanglantes violences confessionnelles, les extrémistes sunnites font le jeu de Téhéran. « Nous travaillons avec les forces de sécurité irakiennes. Maintenant c’est au peuple irakien et aux forces de sécurité irakiennes de décider quand nous partirons. Les extrémistes sunnites, qu’ils s’en rendent compte ou non, sont en train de faire le jeu de l’Iran en ne se joignant pas aux forces de sécurité irakiennes ou au gouvernement. Et, quand nous partirons, l’Iran essayera peut-être d’établir ici une domination qui portera préjudice à l’avenir des sunnites », a-t-il dit hier.
L’Iran mène en Irak une politique « schizophrénique », en soutenant à la fois le gouvernement et les milices extrémistes, a déclaré hier l’ambassadeur américain à Bagdad, Zalmay Khalilzad, qui quittera son poste dans les prochains jours. « Je crois que l’Iran a une politique schizophrénique. D’un côté, il a bien accueilli le changement de régime et soutient le gouvernement irakien, mais de l’autre, il y a des preuves très claires de son soutien en armement, entraînement et argent aux milices extrémistes », a affirmé l’ambassadeur. « L’Iran a soutenu le renversement du régime de Saddam Hussein, soutient le processus démocratique en Irak, la majorité de la population étant chiite, mais au même moment, il mène une politique visant à faire échouer la coalition » menée par les États-Unis, a-t-il...
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