Kabuki, nô, kyogen et bunraku, les arts
théâtraux traditionnels du Japon
le 23 mars 2007 à 00h00
Le kabuki est le plus populaire des arts du théâtre japonais. Le kabuki est né en 1603 à Kyoto, ancienne capitale du Japon, sous la forme d’un spectacle de danses donné par des troupes uniquement féminines. Mais vingt ans plus tard, le shogunat, soucieux de stabilité sociale, interdit le kabuki féminin considéré comme un divertissement offert par « une bande de prostituées ». Les jeunes gens remplacent les femmes sur scène. Pourtant, le kabuki, divertissement foncièrement populaire, grimpe l’échelle sociale, jusqu’à être joué pour la première fois devant l’empereur Meiji en 1887. Le kabuki a été inscrit au patrimoine culturel de l’humanité par l’Unesco en 2005, après le nô (2001) et le bunraku (2003).
Vieux de six siècles, le très ésotérique et raffiné théâtre nô, appelé aussi nôgaku, est la quintessence de l’art dramatique nippon. Les acteurs, hiératiques, portent des masques. Moins connu à l’étranger, le kyogen, proche du nô (il se joue sur la même scène), est une forme comique de théâtre. Quant au bunraku, théâtre de marionnettes, né au cours du XVIIe siècle, il est à l’origine de très nombreuses pièces du kabuki. Tradition théâtrale originaire d’Osaka (ouest du Japon), comme le kabuki, le bunraku est interprété par un seul récitant qui chante tous les rôles, et trois manipulateurs pour chaque marionnette. Les poupées sont de véritables œuvres d’art. Dans tous ces arts théâtraux japonais, les acteurs viennent de familles spécifiques.
Les liens entre théâtres japonais et français sont fréquents et étroits. En témoigne la décoration conférée au maître du bunraku Minosuke Yoshida, 73 ans, qui a été nommé commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres dimanche dernier à l’ambassade de France au Japon. Minosuke Yoshida, qui se remet d’une congestion cérébrale, est un « trésor national vivant » au Japon depuis 1994. Et la Comédie-Française a invité la plus célèbre famille du kyogen, les Shigeyama, à jouer au théâtre du Vieux-Colombier au printemps prochain.
Le kabuki est le plus populaire des arts du théâtre japonais. Le kabuki est né en 1603 à Kyoto, ancienne capitale du Japon, sous la forme d’un spectacle de danses donné par des troupes uniquement féminines. Mais vingt ans plus tard, le shogunat, soucieux de stabilité sociale, interdit le kabuki féminin considéré comme un divertissement offert par « une bande de prostituées ». Les jeunes gens remplacent les femmes sur scène. Pourtant, le kabuki, divertissement foncièrement populaire, grimpe l’échelle sociale, jusqu’à être joué pour la première fois devant l’empereur Meiji en 1887. Le kabuki a été inscrit au patrimoine culturel de l’humanité par l’Unesco en 2005, après le nô (2001) et le bunraku (2003).
Vieux de six siècles, le très ésotérique et raffiné théâtre nô, appelé aussi nôgaku, est...
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