Imad Lahoud, mathématicien franco-libanais, a accusé, devant les juges de l’affaire Clearstream qui l’interrogeaient hier, Jean-Louis Gergorin, ancien vice-président d’EADS, d’avoir « orchestré la falsification » des listings comptables, a-t-il déclaré à l’AFP. « J’ai confirmé tout ce que j’ai écrit dans mon livre (Le coupable idéal, éditions Privé). Je leur ai dit que c’est Jean-Louis Gergorin qui a orchestré la falsification en faisant compléter les listings par des cabinets de consultants, l’un anglais, l’autre américain », a expliqué à sa sortie M. Lahoud, contre lequel pèsent de nombreux soupçons. « Je leur ai donné le nom du cabinet anglais. Il s’agit de Hakluyt. Je ne connais pas le nom du cabinet américain », a-t-il précisé. MM. Lahoud et Gergorin sont mis en examen depuis juin 2006 dans cette affaire de « dénonciation calomnieuse » via des fichiers comptables de la firme luxembourgeoise de compensation bancaire dans le but de nuire à des personnalités, parmi lesquelles Nicolas Sarkozy. M. Lahoud a été entendu pendant près de trois heures et demie par les juges d’instruction Jean-Marie d’Huy et Henri Pons au pôle financier du tribunal de Paris. Selon M. Lahoud, Nicolas Sarkozy « était au courant du complot et il n’a rien fait pour l’interrompre », ce que le ministre dément. Imad Lahoud a également déclaré aux juges qu’il avait mis en place à la demande de M. Gergorin, son supérieur chez EADS, un système de communication sécurisée par le biais de terminaux informatiques « Blackberry » qui avaient notamment été donnés au juge Renaud van Ruymbeke et à l’avocat Thibault de Montbrial, tous deux mis en cause dans cette affaire. Selon son avocat Me Olivier Pardo, les accusations portées contre son client « tombent à l’eau » après la dernière expertise policière montrant que Imad Lahoud n’a pas été le seul à détenir des listings Clearstream. « Beaucoup d’autres ont détenu cette matrice et parmi eux notamment Denis Robert (journaliste mis en examen) », a insisté Me Pardo. Jean-Louis Gergorin est convoqué aujourd’hui par MM. d’Huy et Pons. Il a annoncé qu’il comptait leur dire qui lui a donné les listings qui se sont avérés truqués. Il devrait très certainement désigner Imad Lahoud.
Imad Lahoud, mathématicien franco-libanais, a accusé, devant les juges de l’affaire Clearstream qui l’interrogeaient hier, Jean-Louis Gergorin, ancien vice-président d’EADS, d’avoir « orchestré la falsification » des listings comptables, a-t-il déclaré à l’AFP. « J’ai confirmé tout ce que j’ai écrit dans mon livre (Le coupable idéal, éditions Privé). Je leur ai dit que c’est Jean-Louis Gergorin qui a orchestré la falsification en faisant compléter les listings par des cabinets de consultants, l’un anglais, l’autre américain », a expliqué à sa sortie M. Lahoud, contre lequel pèsent de nombreux soupçons. « Je leur ai donné le nom du cabinet anglais. Il s’agit de Hakluyt. Je ne connais pas le nom du cabinet américain », a-t-il précisé. MM. Lahoud et Gergorin sont mis en examen depuis juin...
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